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Energie - 24 octobre 2013
Plus d’un Français sur trois avoue avoir déjà rencontré des difficultés pour payer sa facture d’énergie. Pourtant, pour faire des économies, certains travaux sont vraiment efficaces. Et changer de fournisseur d’électricité ou de gaz permet aussi de payer moins.
Elles sont lourdes, les factures d’énergie. Très lourdes. Ce sont ceux qui les paient qui l’affirment. L’étude que nous avons menée avec la société Mediaprism* permet de mesurer à quel point le coût de l’électricité, du gaz, du fioul, voire du bois, est devenu une préoccupation pour les consommateurs.
Ils placent l’énergie en numéro un dans le hit-parade des hausses : 84 % des personnes interrogées estiment que leurs dépenses ont augmenté ces trois dernières années. C’est plus que pour tous les autres postes de leur budget – alimentation, santé et même logement.
Face aux hausses répétées, pouvoirs publics et associations s’inquiètent d’ailleurs de voir grandir la précarité énergétique. Cette précarité, définie comme regroupant les foyers qui consacrent plus de 10 % de leurs revenus à l’énergie, concerne un Français sur sept ou huit, selon les estimations.
Mais d’après notre étude, régler ses factures peut être un problème pour une proportion bien plus large de la population : plus d’un tiers des Français avouent avoir déjà rencontré des difficultés de paiement.
Et les choses ne vont pas s’arranger. Si gaz et fioul ont connu une inflation sévère ces dernières années, c’est désormais au tour de l’électricité de rejoindre le mouvement, avec une hausse de 5 % en août dernier, et une deuxième du même ordre déjà programmée pour l’été prochain.
Comment s’y prendre pour limiter la consommation ? Le nerf de la guerre, c’est le chauffage. Les consommateurs ont bien compris que les gestes les plus efficaces pour espérer alléger ces dépenses les concernent : retarder l’allumage de sa chaudière, baisser les radiateurs…
Mais pour aller plus loin, pas de mystère : il faut engager des travaux. Ceux qui l’ont fait sont satisfaits, à 94 %, et ont constaté une baisse de leurs factures, à 75 %. Mais qu’il s’agisse d’isolation ou de changement de chaudière, les coûts sont élevés.
Pour agir, notre dossier publié dans le n° 487 de 60 Millions propose de hiérarchiser ces travaux en fonction de leur impact sur la facture. L’isolation des combles est une priorité : elle peut permettre de réaliser jusqu’à 25 % d’économies ! Le double-vitrage, lui, apparaît souvent aux consommateurs comme la première des solutions. Or, ce ne sont pourtant pas les travaux qui rapporteront le plus : de l’ordre de 5 % seulement. Le remplacement des portes et fenêtres n’est prioritaire que si elles présentent un défaut d’étanchéité.
Notre dossier propose aussi d’explorer un levier trop peu utilisé : changer de fournisseur d’électricité ou de gaz naturel – seules 6 % des personnes interrogées disent l’avoir fait pour réduire la facture. Pourtant, de vraies économies sont possibles. Le comparatif d’offres publié dans notre magazine le montre.
Benjamin Douriez et Fanny Guibert
* Cette enquête a été réalisée par Mediaprism auprès d’un échantillon de 1 002 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. Elle a été menée en ligne entre le 27 août et le 4 septembre 2013. Vous pouvez en télécharger ici les résultats complets (fichier au format PDF).
L’offre de Virgin mobile pourra intéresser les internautes pas trop pressés.
Communication/Internet - 23 septembre 2013
Depuis l’arrivée de Free mobile, le forfait à 20 € par mois (19,90 € ou 19,99 € pour être précis) est devenu le standard du marché. À ce tarif, tous les opérateurs fournissent des appels illimités, des SMS illimités, un volume (généralement confortable) de données pour l’Internet mobile, mais… pas de smartphone. Ce dernier verrou vient de sauter. La Poste mobile, le 3 septembre, et Virgin mobile, le 18, ont lancé des offres à 19,90 € smartphone inclus.
Santé - 13 septembre 2013
Suite à des demandes de lecteurs, nous publions une nouvelle liste de questions-réponses sur notre étude parue le 26 août.
Nous n’avons pas utilisé de machine à fumer. Employée conventionnellement pour des tests de cigarettes classiques, elle n’est pas adaptée pour analyser les “e-vapeurs” de cigarettes électroniques, dont le fonctionnement est tout autre.
Chaque cigarette électronique a été testée avec un dispositif conçu pour déclencher son fonctionnement par aspiration d’air et récupérer les vapeurs émises. Ce montage est élaboré avec des tubulures les plus courtes possible, afin d’éviter tout dépôt par condensation sur les parois, qui reviendrait à minorer les dosages effectués sur les vapeurs. Avec notre dispositif, l’ensemble de la vapeur produite est ainsi récupéré et analysé.
Dans le montage, la cigarette électronique est connectée à une vanne à trois voies, elle-même raccordée à une minuterie à intervalle et à pulsation réglée pour créer des bouffées de trois secondes toutes les trente secondes. La vapeur créée est ensuite piégée dans un premier barboteur placé dans un bain de glace. Un deuxième barboteur est placé en série afin de piéger les composés qui ne l’auraient pas été dans le premier barboteur. En sortie de ce deuxième barboteur, se trouve la pompe qui permet d’assurer un débit constant de 950 ml par minute.
En pratique, l’électrovanne associée à la minuterie permet de n’aspirer à travers l’e-cigarette que pendant les trois secondes de chaque bouffée.
L’enquête que nous avons publiée dans le magazine correspond à une synthèse de nos résultats, puisqu’il s’agit d’un article destiné au grand public. Pour autant, les chiffres clés concernant la nicotine, le propylène glycol et la glycérine sont publiés dans le tableau qui accompagne l’article du magazine.
Dans une publication destinée à être lue par le plus grand nombre, il ne nous paraissait pas nécessaire d’aller plus loin dans la présentation de chiffres toujours difficiles à interpréter par des non-initiés.
Cela étant, certains lecteurs nous les ayant réclamés, voici nos résultats chiffrés concernant les analyses d’e-vapeurs pour les trois substances les plus préoccupantes.

Notre tableau montre que les teneurs en aldéhydes sont très variables selon le dispositif de cigarette électronique et/ou le liquide utilisé. Dans certains cas, les émissions de formaldéhyde, d’acroléine et d’acétaldéhyde sont très faibles. Dans d’autres cas, elles sont autrement plus élevées. Ces résultats prouvent donc qu’il est possible de proposer aux consommateurs des cigarettes électroniques dont les émissions de substances à risque sont limitées.
Les résultats obtenus par le chercheur polonais Goniewicz, publiés dans une revue scientifique à comité de lecture, sont du même ordre (Levels of selected carcinogens and toxicants in vapour from electronic cigarettes, Goniewicz et al. Tobacco Control, mars 2013).
Les voici, pour 15 bouffées :
Goniewicz compare ses résultats avec les émissions dans la fumée d’une cigarette conventionnelle (tirée de l’étude suivante : Counts et al., Smoke composition and predicting relationships for international commercial cigarettes smoked with three machine-smoking conditions. Regul Toxicol Pharmacol 2005;41:185-227) :
Nos résultats, comme ceux de Goniewicz, montrent que les cigarettes électroniques testées qui émettent le plus de formaldéhyde et d’acroléine en libèrent dans les vapeurs des quantités équivalentes (et parfois supérieures) à ce qu’on retrouve dans la fumée des cigarettes conventionnelles les moins émettrices.
Nos résultats indiquent clairement la présence d’acroléine dans certains produits. Des chercheurs (notamment le polonais Goniewicz) ont déjà montré la formation d’acroléine par les cigarettes électroniques dans des proportions généralement moindres que les cigarettes de tabac, mais à des taux significatifs. Les publications scientifiques indiquent la formation d’acroléine à partir de températures avoisinant les 180 °C. Il est donc vraisemblable que les températures au niveau de certains atomiseurs soient supérieures à cette valeur.
Un site français décrit une manipulation réalisée par son équipe « E-Steam », pour mesurer cette température en utilisant une technique sans contact (imagerie infra-rouge) (Cigarette électronique R & D, 12 novembre 2012). La méthode choisie est justifiée par la miniaturisation du dispositif de vaporisation qui rend difficile l’introduction d’une sonde, laquelle pourrait, de surcroît, absorber une partie de la chaleur et fausser la mesure. Les valeurs mesurées pour le modèle l’Ego-C de Joytech sont de l’ordre de 150 °C après 1 seconde de chauffe, avec le point le plus chaud à 176 °C, ce qui correspond à peu près à la température de formation de l’acroléine.
Dans le cas des cigarettes électroniques que nous avons testées, une seule libère des quantités élevées d’acroléine, et ce avec différents liquides. Cette cigarette fonctionne donc vraisemblablement avec une température plus élevée que les autres modèles.
Le fait que, parmi les différents modèles de notre test, évalués avec le même protocole, un seul libère de l’acroléine en quantités élevées démontre par ailleurs que cette production d’acroléine n’est pas liée à un biais systématique de notre test et, là encore, qu’il est possible de proposer à la vente des cigarettes électroniques n’émettant pas ce composé problématique.
Les cigarettes étaient testées à l’horizontale, ce qui correspond à leur position en utilisation réelle, et de manière à ce que la mèche soit correctement imbibée. De plus, le laboratoire n’a pas constaté de situations de surchauffe, ni d’aspirations sèches (« dry burn ») sur les e-cigarettes en test. Les e-cigarettes n’ont jamais fonctionné avec des cartouches à sec. Tout au long du test, un technicien s’assurait que la mèche restait imbibée de liquide.
De plus, l’e-cigarette était retournée régulièrement par le technicien, de manière à ce que la mèche soit en permanence complètement imbibée. Enfin, le technicien a surveillé pendant tout le test la production de vapeur, afin d’éviter toute situation de surchauffe ou d’aspirations sèches (« dry burn »). Dès que la vapeur devenait moins dense, le test était interrompu.
Sur les matériels que nous avons testés, nous n'avons identifié aucun dispositif qui permettrait d'éviter que les e-cigarettes électroniques atteignent des températures trop élevées.
Les teneurs annoncées pour les vapeurs ne sont pas en contradiction avec toutes les études déjà publiées. Elles concordent notamment avec celle, récente, du chercheur polonais Goniewicz (voir plus haut).
Quant à nos tests sur les liquides, ils mettent en évidence des anomalies similaires aux tests réalisées par les pouvoirs publics aux États-Unis (Evaluation of e-cigarettes, 4 mai 2009) et en France (Enquête sur des solutions et des cartouches pour cigarettes électroniques, Afssaps, 2011) ainsi que par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir (Que choisir, septembre 2013).
Nous ne pouvons que constater que les étiquetages sont non conformes pour certaines références : la composition globale et/ou les teneurs en nicotine annoncées sur les emballages ne sont pas confirmées par les analyses.
Spécialisé dans l’analyse des polluants de l’air, le laboratoire dans lequel ont été menés les tests dispose d’un système d’épuration d’air très performant. La température est également conditionnée à 21-23 °C et l’humidité relative de l’air contrôlée.
Par surcroît de précaution, afin de s’assurer que les composés organiques détectés proviennent bien de la cigarette électronique testée, des analyses à blanc ont été réalisées en prenant pour référence l’air ambiant du laboratoire d’analyse quand aucune cigarette électronique n’était en fonctionnement.
L’analyse à blanc permet de s’assurer de l’absence des polluants dans l’air ambiant ou, le cas échéant, de quantifier les teneurs pour les soustraire.
Comme toutes les études menées par l’Institut national de la consommation (INC), cette étude a été pilotée par son service technique, constitué d’ingénieurs spécialisés dans les différents domaines de la consommation. L’INC n’est pas doté d’équipements de laboratoire propres. Pour chacun des essais qu’il mène, il sélectionne des laboratoires experts et indépendants pour réaliser ses tests, afin de garantir des résultats fiables et scientifiquement rigoureux. L’INC assure l’expertise scientifique de ces essais grâce aux ingénieurs de son centre d’essais et finance les travaux réalisés.
Pour l’étude des e-liquides et des cigarettes électroniques, la méthodologie et le protocole ont été mis au point par le Centre d’essais de l’INC après une étude de plusieurs dizaines de publications scientifiques disponibles sur le sujet. Un laboratoire reconnu pour ses compétences dans l’échantillonnage des polluants de l’air et de leur analyse a été sélectionné et chargé de réaliser les tests.
Dans le cadre d’essais comparatifs qui relèvent de la responsabilité exclusive de l’INC, l’identité du laboratoire est systématiquement gardée confidentielle.
Conformément à la norme NF X 50-005 sur les essais comparatifs, et comme pour tous nos essais comparatifs, nous avons adressé avant publication à chaque fabricant un compte-rendu détaillé des tests réalisés sur ses produits, présentant le mode opératoire et les résultats détaillés.
Un fabricant nous a contacté pour obtenir des précisions sur les conditions et les résultats, précisions que nous lui avons fournies par retour. Aucun fabricant ne nous a contacté pour contester les résultats. Certains courriers nous sont revenus sans avoir été réclamés par le destinataire, ce qui, en soi, n’est pas un gage de sérieux du fabricant puisqu’il ne fournit pas d’adresse permettant de le contacter.
Parmi les très nombreux modèles de cigarettes électroniques désormais sur le marché français, nous avons sélectionné des marques parmi les plus répandues, aussi bien sur Internet qu’en magasins physiques. Pour avoir un reflet plus juste de la diversité de l’offre, nous avons décidé d’inclure également des marques plus confidentielles.
Le marché des cigarettes électroniques et e-liquides est dominé par des marques en provenance d’Asie, mais nous avons également inclus des marques françaises d’e-liquides. Toutefois, en ce qui concerne les liquides “français”, qui portent l’étiquette d’un fabricant ou d’un distributeur français, il n’est pas certain qu’ils soient élaborés à partir de substances chimiques produites en France et nous ne leur avons pas réservé de traitement particulier.
Nous sommes convaincus que la cigarette électronique est moins dangereuse que le tabac, comme nous l’avons écrit dans l’article : « Quand on compare l’e-cigarette à la cigarette conventionnelle, qui tue 73 000 personnes en France chaque année, la balance penche clairement en défaveur de la version conventionnelle. »
Ce postulat apparaît largement argumenté par les études publiées dans les revues scientifiques qui montrent que la cigarette électronique émet globalement moins de polluants que la cigarette de tabac.
Notre choix, clairement expliqué dans notre article, a été justement de sortir de cette comparaison imposée, aux conclusions pré-écrites, et d’évaluer la cigarette électronique en tant que telle. C’était d’autant plus légitime qu’elle est devenue un produit de consommation courante, très largement diffusé mais peu contrôlé, et que nos tests démontrent que certains produits offrent une meilleure sécurité que d’autres pour le consommateur.
La rédaction de 60 Millions de consommateurs.
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Communication/Internet - 27 septembre 2013
Au lieu de fournir le numéro habituel d’un professionnel, ces annuaires d’un nouveau genre indiquent un numéro surtaxé qui transfère l’appel à un tarif exorbitant. Malgré son interdiction depuis trois mois, cette pratique persiste.60 Millions publie la liste des sites à éviter.
Mise à jour du 8 octobre : La liste des annuaires à éviter (voir en bas de page) a été complétée à l’aide des informations que vous nous avez transmises. Parmi les sites ajoutés, celui du Parisien étudiant : avec RTL et 20 Minutes, c’est un autre grand média qui héberge lui aussi un annuaire ne respectant pas la réglementation. Même le groupe Solocal, propriétaire du site PagesJaunes, a succombé à la mode des annuaires surtaxés – certes pas sur son annuaire « historique », mais sur 123pages.fr, un site web édité par sa filiale autrichienne.
Faire payer aux internautes l’information qu’ils peuvent trouver gratuitement ailleurs : le procédé est vieux comme le Web. Mais il prend actuellement une ampleur inquiétante dans un nouveau secteur : celui des annuaires.
Les victimes ne perçoivent pas toujours le stratagème. Elles atterrissent sur ces annuaires d’un nouveau genre en cherchant les coordonnées d’un professionnel via un moteur de recherche. Ainsi sur Google, la requête « docteur Bernard à Rennes » renverra rapidement vers Allo-medecins.fr, Doctoralia.fr, ou encore Le-guide-sante.org : au lieu d’afficher le « vrai » numéro de téléphone du médecin, ces sites indiqueront un numéro surtaxé qui assure la mise en relation, au prix fort. Le tout à l’insu du Dr Bernard. Et c’est justement ce qui rend désormais la pratique irrégulière…
Depuis 1er juillet 2013, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) interdit d’affecter un numéro surtaxé « à une personne physique ou morale […] sans avoir recueilli, préalablement et de manière explicite […] son consentement pour être jointe par un tel numéro » (voir la décision n° 2012-0856, page 39).
En effet, le régulateur, en charge de l’attribution des numéros surtaxés, s’inquiète d’une possible pénurie de numéros due à l’expansion de ces sites. Un comble… Ces annuaires ont tous recours aux plus onéreux des numéros surtaxés autorisés : les 0899, facturés 1,35 € par appel puis 0,34 € la minute.
Ces sites, qui ont en quelque sorte inventé l’annuaire payant, présentent des« risques de tromperie de l’internaute », pointe également l’Arcep. Seule une mention, pas toujours très visible ni très compréhensible, peut faire comprendre au consommateur que le numéro affiché n’est pas celui du professionnel, mais celui d’un service d’aiguillage… « Il paie pour quelque chose qui est un simple renvoi d’appel », décrypte un observateur.
Mais malgré l’interdiction, le business continue. Ces nouveaux annuairistes, dont certains ont opportunément domicilié leur société à l’étranger, n’ont pourtant pas été pris par surprise : l’Arcep avait publié sa décision un an avant son entrée en vigueur. Même le site du quotidien gratuit 20 Minutes et celui de la radio RTL hébergent aujourd’hui encore l’un de ces annuaires piégés.
Des sociétés se sont créées de toutes pièces autour de ce service : le groupe Allo-média revendique par exemple vingt-deux annuaires spécialisés regroupant 1,6 million de pages vues par mois. Il en existe encore des dizaines d’autres sur la Toile – soit des généralistes recensant l’ensemble des professionnels, soit des thématiques.
Médecins, fleuristes, garagistes et même parfois notaires ou établissements scolaires : peu de professions échappent à ce parasitisme.
Ces annuaires justifient la rémunération que leur apportent les appels surtaxés par le service ou le pseudo-service qu’ils offrent aux internautes : « organiser et trier » les numéros, offrir une sélection de « bonnes adresses » ou permettre de déposer son avis sur le professionnel en question.
Ils tentent d’offrir une façade de respectabilité à cette pratique, par l’intermédiaire de l’association professionnelle SVA+. « Nous cherchons à trouver un compromis intelligent avec le régulateur. Aujourd’hui, la problématique de ces services est qu’ils n’ont pas de modèle économique alternatif », indique-t-on chez SVA+. Mais pour l’instant, le régulateur ne fléchit pas, et c’est tant mieux.
Comme ils subsistent, 60 Millions de consommateurs publie la liste des principaux sites à éviter lorsque l’on cherche un numéro de téléphone. Elle figure ci-dessous. Les sites étant très nombreux, elle ne prétend pas être exhaustive. Signalez-nous ceux que nous aurions oubliés. La liste sera mise à jour.
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social |
| justacote.com | Netixio | Paris |
| 20minutes-annuaire.fr | 20 Minutes France | Paris |
| nomao.fr | Nomao | Haute-Garonne |
| annuaire-rtl.fr | RTL Net | Paris |
| numero-service.fr | inconnu | inconnu |
| 123pages.fr | Yelster Digital gmbh | Autriche |
| societe.com * | Société SAS groupe Adverline | Paris |
| annuaire.com | Société SAS groupe Adverline | Paris |
| koifaire.com | Brainstorm World Group Ltd | Hong Kong |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social |
| allo-reparateurs.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| annuaire-plombiers.com | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| taxis-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| plombiers-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| serruriers-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| professionnels-depannage.fr | 118 000 SAS | Paris |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social |
| allo-commercants.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| allo-fleuriste.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| allo-garagistes.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| allo-soins-beaute.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| allo-restaurateur.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| leshoraires.fr | LH Interactive | Ille-et-Vilaine |
| annuaire-fleuriste.com | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| annuaire-opticien.fr | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| i-restaurant.fr | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| fleuristes-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| garagistes-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| traiteurs-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| aurestaurant.com | Roldor Développement | Loire |
| professionnels-bien-etre.fr | 118 000 SAS | Paris |
| revisersavoiture.com * | ReviserSaVoiture.com | Paris |
| dismoiou.fr | BaDTech | Paris |
| kebab-frites.com * | Weasy Agency | Pyrénées-Orientales |
| fr.sushi-maki.com | Weasy Agency | Pyrénées-Orientales |
| meilleurcoiffeur.com | Weasy Agency | Pyrénées-Orientales |
| creetic.fr | Creetic Ltd | Irlande |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social |
| annuaire-notaires.com | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| guidedesavocats.com | inconnu | inconnu |
| annuaire.actes-types.com | inconnu | inconnu |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social |
| allo-medecins.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| allo-dentiste.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| allo-laboratoire-analyses.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| doctoralia.fr | Doctoralia Internet SL | Espagne |
| guidedesmedecins.fr | Comoclick Ltd | Israël |
| le-guide-sante.org * | E-Guide Ltd | Royaume-Uni |
| professionnels-sante.fr | 118 000 SAS | Paris |
| allopmi.fr | Utopiaweb | Ille-et-Vilaine |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social |
| allo-education.fr | Allo Média | Val-d’Oise |
| annuaire-mutuelle.fr | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| architectes-interieur.org | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault |
| assureurs-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales |
| annuaire-des-architectes.fr | Pixele | Seine-Maritime |
| professionnels-assurance.fr | 118 000 SAS | Paris |
| allocreche.fr | Utopiaweb | Ille-et-Vilaine |
| parisetudiant.com * | Le Parisien | Seine-Saint-Denis |
| * L’annuaire litigieux est l’une des rubriques ou l’un des services de ce site, qui en comporte d’autres. | ||
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Pour trouver le téléphone d’un professionnel sans risquer de tomber sur un numéro surtaxé, contentez-vous d’utiliser un annuaire traditionnel, par exemple Pagesjaunes.fr.
Communication/Internet - 27 septembre 2013
Au lieu de fournir le numéro habituel d’un professionnel, ces annuaires d’un nouveau genre indiquent un numéro surtaxé qui transfère l’appel à un tarif exorbitant. Malgré son interdiction depuis trois mois, cette pratique persiste.60 Millions publie la liste des sites à éviter.
Mise à jour du 8 octobre : La liste des annuaires à éviter (voir en bas de page) a été complétée à l’aide des informations que vous nous avez transmises. Parmi les sites ajoutés, celui du Parisien étudiant : avec RTL et 20 Minutes, c’est un autre grand média qui héberge lui aussi un annuaire ne respectant pas la réglementation. Même le groupe Solocal, propriétaire du site PagesJaunes, a succombé à la mode des annuaires surtaxés – certes pas sur son annuaire « historique », mais sur 123pages.fr, un site web édité par sa filiale autrichienne.
Faire payer aux internautes l’information qu’ils peuvent trouver gratuitement ailleurs : le procédé est vieux comme le Web. Mais il prend actuellement une ampleur inquiétante dans un nouveau secteur : celui des annuaires.
Les victimes ne perçoivent pas toujours le stratagème. Elles atterrissent sur ces annuaires d’un nouveau genre en cherchant les coordonnées d’un professionnel via un moteur de recherche. Ainsi sur Google, la requête « docteur Bernard à Rennes » renverra rapidement vers Allo-medecins.fr, Doctoralia.fr, ou encore Le-guide-sante.org : au lieu d’afficher le « vrai » numéro de téléphone du médecin, ces sites indiqueront un numéro surtaxé qui assure la mise en relation, au prix fort. Le tout à l’insu du Dr Bernard. Et c’est justement ce qui rend désormais la pratique irrégulière…
Depuis 1er juillet 2013, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) interdit d’affecter un numéro surtaxé « à une personne physique ou morale […] sans avoir recueilli, préalablement et de manière explicite […] son consentement pour être jointe par un tel numéro » (voir la décision n° 2012-0856, page 39).
En effet, le régulateur, en charge de l’attribution des numéros surtaxés, s’inquiète d’une possible pénurie de numéros due à l’expansion de ces sites. Un comble… Ces annuaires ont tous recours aux plus onéreux des numéros surtaxés autorisés : les 0899, facturés 1,35 € par appel puis 0,34 € la minute.
Ces sites, qui ont en quelque sorte inventé l’annuaire payant, présentent des« risques de tromperie de l’internaute », pointe également l’Arcep. Seule une mention, pas toujours très visible ni très compréhensible, peut faire comprendre au consommateur que le numéro affiché n’est pas celui du professionnel, mais celui d’un service d’aiguillage… « Il paie pour quelque chose qui est un simple renvoi d’appel », décrypte un observateur.
Mais malgré l’interdiction, le business continue. Ces nouveaux annuairistes, dont certains ont opportunément domicilié leur société à l’étranger, n’ont pourtant pas été pris par surprise : l’Arcep avait publié sa décision un an avant son entrée en vigueur. Même le site du quotidien gratuit 20 Minutes et celui de la radio RTL hébergent aujourd’hui encore l’un de ces annuaires piégés.
Des sociétés se sont créées de toutes pièces autour de ce service : le groupe Allo-média revendique par exemple vingt-deux annuaires spécialisés regroupant 1,6 million de pages vues par mois. Il en existe encore des dizaines d’autres sur la Toile – soit des généralistes recensant l’ensemble des professionnels, soit des thématiques.
Médecins, fleuristes, garagistes et même parfois notaires ou établissements scolaires : peu de professions échappent à ce parasitisme.
Ces annuaires justifient la rémunération que leur apportent les appels surtaxés par le service ou le pseudo-service qu’ils offrent aux internautes : « organiser et trier » les numéros, offrir une sélection de « bonnes adresses » ou permettre de déposer son avis sur le professionnel en question.
Ils tentent d’offrir une façade de respectabilité à cette pratique, par l’intermédiaire de l’association professionnelle SVA+. « Nous cherchons à trouver un compromis intelligent avec le régulateur. Aujourd’hui, la problématique de ces services est qu’ils n’ont pas de modèle économique alternatif », indique-t-on chez SVA+. Mais pour l’instant, le régulateur ne fléchit pas, et c’est tant mieux.
Comme ils subsistent, 60 Millions de consommateurs publie la liste des principaux sites à éviter lorsque l’on cherche un numéro de téléphone. Elle figure ci-dessous. Les sites étant très nombreux, elle ne prétend pas être exhaustive. Signalez-nous ceux que nous aurions oubliés. La liste sera mise à jour.
Benjamin Douriez
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social | |
| justacote.com | Netixio | Paris | |
| 20minutes-annuaire.fr | 20 Minutes France | Paris | |
| nomao.fr | Nomao | Haute-Garonne | |
| annuaire-rtl.fr | RTL Net | Paris | |
| numero-service.fr | inconnu | inconnu | |
| 123pages.fr | Yelster Digital gmbh | Autriche | |
| societe.com * | Société SAS groupe Adverline | Paris | |
| annuaire.com | Société SAS groupe Adverline | Paris | |
| koifaire.com | Brainstorm World Group Ltd | Hong Kong | |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social | |
| allo-reparateurs.fr | Allo Média | Val-d’Oise | |
| annuaire-plombiers.com | Sud Tourisme Diffusion (STD) | Hérault | |
| taxis-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales | |
| plombiers-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales | |
| serruriers-tel.com | FBTech | Pyrénées-Orientales | |
| professionnels-depannage.fr | 118 000 SAS | Paris | |
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| Nom du site | Éditeur | Lieu du siège social | |
| allo-commercants.fr | Allo Média | Val-d’Oise | |
| allo-fleuriste.fr | Allo Média | Val-d’Oise | |
| allo-garagistes.fr | Allo Média | Val-d’Oise | |
| allo-soins-beaute.fr | Allo Média | Val-d’Oise | |
| allo-restaurateur.fr | Allo Média | Val-d’Oise | |
| leshoraires.fr | LH Interactive | Ille-et-Vilaine | |
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Les internautes qui ont utilisé notre testeur surfent donc en moyenne à 5,6 Mbit/s. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Près d’un quart d’entre eux (24,6 % très exactement) sont sous la barre des 2 Mbit/s. Peut-on vraiment parler de « haut débit » à ce niveau ? À l’autre bout de l’échelle des débits, moins d’un internaute sur sept (13,6 %) surfe avec un débit à deux chiffres.
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Ce n’est pas une surprise : l'internaute des villes est mieux loti que celui des champs. Les habitants de Paris, Lyon, Marseille et autres grandes métropoles surfent en moyenne 15 % plus vite que ceux des villes moyennes, et 23 % que ceux des petites villes.
Le débit mesuré pour les abonnés Numericable est deux fois plus élevé que pour ceux des autres opérateurs. C’est logique : une partie d’entre eux sont desservis en fibre optique. Mais le réseau de Numericable n’est accessible qu'à un tiers des Français environ.
Dans les grandes métropoles, les abonnés Orange qui ont utilisé notre testeur ont un débit plus faible que ceux de SFR. Mais dans les villes plus petites, les deux opérateurs font jeu égal.
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Le débit moyen dépasse les 6 000 kbit/s entre minuit et 5 heures du matin, avec un pic à 6 730 kbit/s à 2 heures du matin. Jusqu’à 15 heures, il parvient à se maintenir à un niveau correct (5 700 kbit/s environ). La baisse s’accélère à partir de 17 heures, pour atteindre un point bas entre 21 heures et 22 heures (5 242 kbit/s).
En clair, le débit faiblit à partir du moment où les Français, rentrant de l'école, de l'usine ou du bureau, se ruent sur leur ordinateur. Les autoroutes de l’information aussi ont leurs embouteillages… Entre 21 heures et 22 heures, le débit est 8 % plus faible que la moyenne journalière et 18 % que le débit maximum, atteint la nuit.
Ces écarts sont variables selon l’opérateur. Orange propose le réseau le plus stable : à 21 heures, son débit est inférieur de seulement 9 % au débit nocturne. Chez Numericable, cet écart atteint 28 %. Mais la dégringolade n’est pas si grave pour ses abonnés, le débit moyen étant plus élevé chez cet opérateur. Chez Free et SFR, le débit à 21 heures est inférieur respectivement de 14 et 20 % au débit nocturne.
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Le jour où l’on surfe le plus rapidement est, selon l'opérateur, le jeudi ou le vendredi. Le jour le plus lent est le dimanche, jour où les internautes sont les plus nombreux à être chez eux. Encore un effet d’embouteillage sur les lignes…
Toutefois, les variations de débit observées entre les différents jours de la semaine sont moins importantes que celles observées au cours d’une même journée. Ainsi, le dimanche offre un débit inférieur de 7 % seulement au vendredi : 5 456 kbit/s contre 5 778 kbit/s.
Pour éviter les factures exorbitantes des services de renseignements, refusez la mise en relation, si elle vous est proposée. Raccrochez et composez vous-même le numéro demandé. Autre solution : ne pas appeler les 118, et chercher ses numéros par d’autres moyens (sites Internet, applis…).
Communication/Internet - 06 juin 2013
Les deux moustachus du 118 218 ne sont pas si sympathiques qu’ils en ont l’air... C’est, à n’en pas douter, l’avis d’Aurélie depuis qu’elle a reçu sa dernière facture de téléphone portable : pour un seul appel au plus connu des services de renseignements, elle se voit facturer la somme de 13,60 € !
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