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AyaDoK

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On n'est pas des pigeons !

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Quinze actions concrètes à mettre en œuvre

 

Energie - 24 octobre 2013

Chauffage : en 2014, on réduit la facture !

 

Plus d’un Français sur trois avoue avoir déjà rencontré des difficultés pour payer sa facture d’énergie. Pourtant, pour faire des économies, certains travaux sont vraiment efficaces. Et changer de fournisseur d’électricité ou de gaz permet aussi de payer moins.


     

Elles sont lourdes, les factures d’énergie. Très lourdes. Ce sont ceux qui les paient qui l’affirment. L’étude que nous avons menée avec la société Mediaprism* permet de mesurer à quel point le coût de l’électricité, du gaz, du fioul, voire du bois, est devenu une préoccupation pour les consommateurs.

Ils placent l’énergie en numéro un dans le hit-parade des hausses : 84 % des personnes interrogées estiment que leurs dépenses ont augmenté ces trois dernières années. C’est plus que pour tous les autres postes de leur budget – alimentation, santé et même logement.

Le risque de voir grandir la précarité énergétique

Face aux hausses répétées, pouvoirs publics et associations s’inquiètent d’ailleurs de voir grandir la précarité énergétique. Cette précarité, définie comme regroupant les foyers qui consacrent plus de 10 % de leurs revenus à l’énergie, concerne un Français sur sept ou huit, selon les estimations.

Mais d’après notre étude, régler ses factures peut être un problème pour une proportion bien plus large de la population : plus d’un tiers des Français avouent avoir déjà rencontré des difficultés de paiement.

Le chauffage, nerf de la guerre

Et les choses ne vont pas s’arranger. Si gaz et fioul ont connu une inflation sévère ces dernières années, c’est désormais au tour de l’électricité de rejoindre le mouvement, avec une hausse de 5 % en août dernier, et une deuxième du même ordre déjà programmée pour l’été prochain.

Comment s’y prendre pour limiter la consommation ? Le nerf de la guerre, c’est le chauffage. Les consommateurs ont bien compris que les gestes les plus efficaces pour espérer alléger ces dépenses les concernent : retarder l’allumage de sa chaudière, baisser les radiateurs…

Mais pour aller plus loin, pas de mystère : il faut engager des travaux. Ceux qui l’ont fait sont satisfaits, à 94 %, et ont constaté une baisse de leurs factures, à 75 %. Mais qu’il s’agisse d’isolation ou de changement de chaudière, les coûts sont élevés.

Isoler les combles ou changer de fournisseur de gaz et d’électricité ?

Pour agir, notre dossier publié dans le n° 487 de 60 Millions propose de hiérarchiser ces travaux en fonction de leur impact sur la facture. L’isolation des combles est une priorité : elle peut permettre de réaliser jusqu’à 25 % d’économies ! Le double-vitrage, lui, apparaît souvent aux consommateurs comme la première des solutions. Or, ce ne sont pourtant pas les travaux qui rapporteront le plus : de l’ordre de 5 % seulement. Le remplacement des portes et fenêtres n’est prioritaire que si elles présentent un défaut d’étanchéité.

Notre dossier propose aussi d’explorer un levier trop peu utilisé : changer de fournisseur d’électricité ou de gaz naturel – seules 6 % des personnes interrogées disent l’avoir fait pour réduire la facture. Pourtant, de vraies économies sont possibles. Le comparatif d’offres publié dans notre magazine le montre.

 
Benjamin Douriez et Fanny Guibert
 

* Cette enquête a été réalisée par Mediaprism auprès d’un échantillon de 1 002 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. Elle a été menée en ligne entre le 27 août et le 4 septembre 2013. Vous pouvez en télécharger ici les résultats complets (fichier au format PDF).
 

 

 

 

Homme assis sous un arbre et regardant son smartphone

L’offre de Virgin mobile pourra intéresser les internautes pas trop pressés.

Communication/Internet - 23 septembre 2013

Forfaits avec smartphone à moins de 20 € : où est le piège ?

Depuis l’arrivée de Free mobile, le forfait à 20 € par mois (19,90 € ou 19,99 € pour être précis) est devenu le standard du marché. À ce tarif, tous les opérateurs fournissent des appels illimités, des SMS illimités, un volume (généralement confortable) de données pour l’Internet mobile, mais… pas de smartphone. Ce dernier verrou vient de sauter. La Poste mobile, le 3 septembre, et Virgin mobile, le 18, ont lancé des offres à 19,90 € smartphone inclus.

 

Coup sur coup, La Poste mobile et Virgin mobile viennent de lancer un forfait illimité incluant un appareil neuf à un prix imbattable. Mais pour en profiter, il faut faire quelques concessions – à la fois sur le contenu du forfait et sur le modèle de smartphone.

Les deux offres diffèrent un peu. Celle de La Poste mobile fonctionne de façon classique avec un engagement de vingt-quatre mois en contrepartie de la fourniture de l’appareil. De son côté, Virgin mobile innove : son offre baptisée Telib est sans engagement. Mais le smartphone est simplement prêté par l’opérateur, qui le récupère en cas de résiliation ou même de simple changement d’offre.

Limité à 50 km/h sur l’autoroute

Pour proposer une telle offre à prix imbattable, les deux opérateurs sont bien obligés de mettre quelques restrictions. Ils rognent un peu sur l’Internet mobile. À La Poste, le volume de données inclus (300 Mo) est assez faible. En apparence, c’est tout le contraire chez Virgin mobile, où l’offre inclut 10 Go : un volume jamais proposé par aucun forfait grand public auparavant.

Mais il sera bien difficile d’en profiter pleinement. Le débit maximum de la connexion – une information bien planquée dans la fiche d’information – est limité à 3,6 Mbit/s, là où la plupart des forfaits actuels proposent des vitesses théoriques quatre fois plus rapides (14,4 Mbit/s), voire douze fois (42 Mbit/s pour une connexion en H+). Avec Telib, c’est un peu comme si vous aviez le droit de traverser le pays en prenant l’autoroute sans payer les péages, mais dans une voiture limitée à 50 km/h…

Pas d’appareil dernier cri

L’autre limite de cette nouvelle génération de forfaits à prix cassé réside dans les smartphones proposés : ce sont des modèles d’entrée de gamme.

La Poste en met deux en avant – le Samsung Galaxy Y et le Sony Xperia E –, accessibles sans rien débourser ou presque : ils sont facturés 9 €, mais bénéficient d’une offre de remboursement du même montant. Des modèles plus avancés sont proposés, mais à des tarifs peu attractifs.

Chez Virgin, un seul smartphone est proposé en prêt : l’Acer Liquid Z3. L’opérateur interdit d’ailleurs d’utiliser son forfait avec un autre appareil, même si vous en êtes propriétaire.

Ne pas se faire voler !

En cas de perte ou de vol, les choses se compliquent : comme le smartphone reste la propriété de l’opérateur, l’abonné doit payer 59 € de pénalités pour non-restitution de l’appareil. Et il se retrouve sans téléphone : Virgin peut en renvoyer un, mais contre 49 € de frais supplémentaires – à moins d’être abonné depuis plus de vingt-quatre mois.

Tous ces éléments ne sont pas des pièges rédhibitoires. Juste des limites à connaître avant de s’engager dans ces offres. Les deux présentent un véritable intérêt pour les utilisateurs consommant peu d’Internet mobile et pas trop exigeants sur le modèle de smartphone. Les amateurs d’appareils dernier cri et de surf sans contraintes, en revanche, passeront leur chemin.

 

 

Santé - 13 septembre 2013

Cigarette électronique : précisions sur notre étude

 

Suite à des demandes de lecteurs, nous publions une nouvelle liste de questions-réponses sur notre étude parue le 26 août.


  • Quelle a été la méthodologie appliquée ?

Nous n’avons pas utilisé de machine à fumer. Employée conventionnellement pour des tests de cigarettes classiques, elle n’est pas adaptée pour analyser les “e-vapeurs” de cigarettes électroniques, dont le fonctionnement est tout autre.

Chaque cigarette électronique a été testée avec un dispositif conçu pour déclencher son fonctionnement par aspiration d’air et récupérer les vapeurs émises. Ce montage est élaboré avec des tubulures les plus courtes possible, afin d’éviter tout dépôt par condensation sur les parois, qui reviendrait à minorer les dosages effectués sur les vapeurs. Avec notre dispositif, l’ensemble de la vapeur produite est ainsi récupéré et analysé.

Dans le montage, la cigarette électronique est connectée à une vanne à trois voies, elle-même raccordée à une minuterie à intervalle et à pulsation réglée pour créer des bouffées de trois secondes toutes les trente secondes. La vapeur créée est ensuite piégée dans un premier barboteur placé dans un bain de glace. Un deuxième barboteur est placé en série afin de piéger les composés qui ne l’auraient pas été dans le premier barboteur. En sortie de ce deuxième barboteur, se trouve la pompe qui permet d’assurer un débit constant de 950 ml par minute.

En pratique, l’électrovanne associée à la minuterie permet de n’aspirer à travers l’e-cigarette que pendant les trois secondes de chaque bouffée.

Pourquoi aucun chiffre n’est-il cité dans l'article ?

L’enquête que nous avons publiée dans le magazine correspond à une synthèse de nos résultats, puisqu’il s’agit d’un article destiné au grand public. Pour autant, les chiffres clés concernant la nicotine, le propylène glycol et la glycérine sont publiés dans le tableau qui accompagne l’article du magazine.

Dans une publication destinée à être lue par le plus grand nombre, il ne nous paraissait pas nécessaire d’aller plus loin dans la présentation de chiffres toujours difficiles à interpréter par des non-initiés.

Cela étant, certains lecteurs nous les ayant réclamés, voici nos résultats chiffrés concernant les analyses d’e-vapeurs pour les trois substances les plus préoccupantes.

Notre tableau montre que les teneurs en aldéhydes sont très variables selon le dispositif de cigarette électronique et/ou le liquide utilisé. Dans certains cas, les émissions de formaldéhyde, d’acroléine et d’acétaldéhyde sont très faibles. Dans d’autres cas, elles sont autrement plus élevées. Ces résultats prouvent donc qu’il est possible de proposer aux consommateurs des cigarettes électroniques dont les émissions de substances à risque sont limitées.

Les résultats obtenus par le chercheur polonais Goniewicz, publiés dans une revue scientifique à comité de lecture, sont du même ordre (Levels of selected carcinogens and toxicants in vapour from electronic cigarettes, Goniewicz et al. Tobacco Control, mars 2013).

Les voici, pour 15 bouffées :

  • La quantité de formaldéhyde était comprise entre 0,20 et 5,61 microgrammes ;
  • La quantité d’acroléine était comprise entre 0,07 et 4,19 microgrammes ;
  • La quantité d’acétaldéhyde était comprise entre 0,11 et 1,36 microgramme.

Goniewicz compare ses résultats avec les émissions dans la fumée d’une cigarette conventionnelle (tirée de l’étude suivante : Counts et al., Smoke composition and predicting relationships for international commercial cigarettes smoked with three machine-smoking conditions. Regul Toxicol Pharmacol 2005;41:185-227) :

  • Pour le formaldéhyde : entre 1,60 et 52 microgrammes ;
  • Pour l’acroléine : entre 2,40 et 62 microgrammes ;
  • Pour l’acétaldéhyde : entre 52 et 140 microgrammes.

Nos résultats, comme ceux de Goniewicz, montrent que les cigarettes électroniques testées qui émettent le plus de formaldéhyde et d’acroléine en libèrent dans les vapeurs des quantités équivalentes (et parfois supérieures) à ce qu’on retrouve dans la fumée des cigarettes conventionnelles les moins émettrices.

Comment avez-vous pu trouver de l'acroléine, qui ne se forme qu'à des températures extrêmement élevées ?

Nos résultats indiquent clairement la présence d’acroléine dans certains produits. Des chercheurs (notamment le polonais Goniewicz) ont déjà montré la formation d’acroléine par les cigarettes électroniques dans des proportions généralement moindres que les cigarettes de tabac, mais à des taux significatifs. Les publications scientifiques indiquent la formation d’acroléine à partir de températures avoisinant les 180 °C.  Il est donc vraisemblable que les températures au niveau de certains atomiseurs soient supérieures à cette valeur.

Un site français décrit une manipulation réalisée par son équipe « E-Steam », pour mesurer cette température en utilisant une technique sans contact (imagerie infra-rouge) (Cigarette électronique R & D, 12 novembre 2012). La méthode choisie est justifiée par la miniaturisation du dispositif de vaporisation qui rend difficile l’introduction d’une sonde, laquelle pourrait, de surcroît, absorber une partie de la chaleur et fausser la mesure. Les valeurs mesurées pour le modèle l’Ego-C de Joytech sont de l’ordre de 150 °C après 1 seconde de chauffe, avec le point le plus chaud à 176 °C, ce qui correspond à peu près à la température de formation de l’acroléine.

Dans le cas des cigarettes électroniques que nous avons testées, une seule libère des quantités élevées d’acroléine, et ce avec différents liquides. Cette cigarette fonctionne donc vraisemblablement avec une température plus élevée que les autres modèles.

Le fait que, parmi les différents modèles de notre test, évalués avec le même protocole, un seul libère de l’acroléine en quantités élevées démontre par ailleurs que cette production d’acroléine n’est pas liée à un biais systématique de notre test et, là encore, qu’il est possible de proposer à la vente des cigarettes électroniques n’émettant pas ce composé problématique.

N'avez-vous pas provoqué une surchauffe des cigarettes, testant de ce fait un usage impossible dans la réalité ?

Les cigarettes étaient testées à l’horizontale, ce qui correspond à leur position en utilisation réelle, et de manière à ce que la mèche soit correctement imbibée. De plus, le laboratoire n’a pas constaté de situations de surchauffe, ni d’aspirations sèches (« dry burn ») sur les e-cigarettes en test. Les e-cigarettes n’ont jamais fonctionné avec des cartouches à sec. Tout au long du test, un technicien s’assurait que la mèche restait imbibée de liquide.

De plus, l’e-cigarette était retournée régulièrement par le technicien, de manière à ce que la mèche soit en permanence complètement imbibée. Enfin, le technicien a surveillé pendant tout le test la production de vapeur, afin d’éviter toute situation de surchauffe ou d’aspirations sèches (« dry burn »). Dès que la vapeur devenait moins dense, le test était interrompu.

Sur les matériels que nous avons testés, nous n'avons identifié aucun dispositif qui permettrait d'éviter que les e-cigarettes électroniques atteignent des températures trop élevées.

Pourquoi les teneurs que vous annoncez sont-elles en contradiction totale avec toutes les études déjà publiées ?

Les teneurs annoncées pour les vapeurs ne sont pas en contradiction avec toutes les études déjà publiées. Elles concordent notamment avec celle, récente, du chercheur polonais Goniewicz (voir plus haut).

Quant à nos tests sur les liquides, ils mettent en évidence des anomalies similaires aux tests réalisées par les pouvoirs publics aux États-Unis (Evaluation of e-cigarettes, 4 mai 2009) et en France (Enquête sur des solutions et des cartouches pour cigarettes électroniques, Afssaps, 2011) ainsi que par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir (Que choisir, septembre 2013).

Nous ne pouvons que constater que les étiquetages sont non conformes pour certaines références : la composition globale et/ou les teneurs en nicotine annoncées sur les emballages ne sont pas confirmées par les analyses.

Qu'est-ce qui prouve que les composés organiques proviennent de la cigarette, et pas de l'air ambiant ?

Spécialisé dans l’analyse des polluants de l’air, le laboratoire dans lequel ont été menés les tests dispose d’un système d’épuration d’air très performant. La température est également conditionnée à 21-23 °C et l’humidité relative de l’air contrôlée.

Par surcroît de précaution, afin de s’assurer que les composés organiques détectés proviennent bien de la cigarette électronique testée, des analyses à blanc ont été réalisées en prenant pour référence l’air ambiant du laboratoire d’analyse quand aucune cigarette électronique n’était en fonctionnement.

L’analyse à blanc permet de s’assurer de l’absence des polluants dans l’air ambiant ou, le cas échéant, de quantifier les teneurs pour les soustraire.

Qui a réalisé et financé l'étude ?

Comme toutes les études menées par l’Institut national de la consommation (INC), cette étude a été pilotée par son service technique, constitué d’ingénieurs spécialisés dans les différents domaines de la consommation. L’INC n’est pas doté d’équipements de laboratoire propres. Pour chacun des essais qu’il mène, il sélectionne des laboratoires experts et indépendants pour réaliser ses tests, afin de garantir des résultats fiables et scientifiquement rigoureux. L’INC assure l’expertise scientifique de ces essais grâce aux ingénieurs de son centre d’essais et finance les travaux réalisés.

Pour l’étude des e-liquides et des cigarettes électroniques, la méthodologie et le protocole ont été mis au point par le Centre d’essais de l’INC après une étude de plusieurs dizaines de publications scientifiques disponibles sur le sujet. Un laboratoire reconnu pour ses compétences dans l’échantillonnage des polluants de l’air et de leur analyse a été sélectionné et chargé de réaliser les tests.

Dans le cadre d’essais comparatifs qui relèvent de la responsabilité exclusive de l’INC, l’identité du laboratoire est systématiquement gardée confidentielle.

Conformément à la norme NF X 50-005 sur les essais comparatifs, et comme pour tous nos essais comparatifs, nous avons adressé avant publication à chaque fabricant un compte-rendu détaillé des tests réalisés sur ses produits, présentant le mode opératoire et les résultats détaillés.

Un fabricant nous a contacté pour obtenir des précisions sur les conditions et les résultats, précisions que nous lui avons fournies par retour. Aucun fabricant ne nous a contacté pour contester les résultats. Certains courriers nous sont revenus sans avoir été réclamés par le destinataire, ce qui, en soi, n’est pas un gage de sérieux du fabricant puisqu’il ne fournit pas d’adresse permettant de le contacter.

Pourquoi avez-vous échantillonné des produits qui ne sont pas représentatifs du marché ? 

Parmi les très nombreux modèles de cigarettes électroniques désormais sur le marché français, nous avons sélectionné des marques parmi les plus répandues, aussi bien sur Internet qu’en magasins physiques. Pour avoir un reflet plus juste de la diversité de l’offre, nous avons décidé d’inclure également des marques plus confidentielles.

Le marché des cigarettes électroniques et e-liquides est dominé par des marques en provenance d’Asie, mais nous avons également inclus des marques françaises d’e-liquides. Toutefois, en ce qui concerne les liquides “français”, qui portent l’étiquette d’un fabricant ou d’un distributeur français, il n’est pas certain qu’ils soient élaborés à partir de substances chimiques produites en France et nous ne leur avons pas réservé de traitement particulier.

Pourquoi ne pas avoir comparé la cigarette électronique à la cigarette classique ?

Nous sommes convaincus que la cigarette électronique est moins dangereuse que le tabac, comme nous l’avons écrit dans l’article : « Quand on compare l’e-cigarette à la cigarette conventionnelle, qui tue 73 000 personnes en France chaque année, la balance penche clairement en défaveur de la version conventionnelle. »

Ce postulat apparaît largement argumenté par les études publiées dans les revues scientifiques qui montrent que la cigarette électronique émet globalement moins de polluants que la cigarette de tabac.

Notre choix, clairement expliqué dans notre article, a été justement de sortir de cette comparaison imposée, aux conclusions pré-écrites, et d’évaluer la cigarette électronique en tant que telle. C’était d’autant plus légitime qu’elle est devenue un produit de consommation courante, très largement diffusé mais peu contrôlé, et que nos tests démontrent que certains produits offrent une meilleure sécurité que d’autres pour le consommateur.

La rédaction de 60 Millions de consommateurs.

 
 
     

En réaction à nos précisions, le Dr Farsalinos (Centre de chirurgie cardiaque Onassis, Athènes) a publié un commentaire assassin (le texte en anglais a été publié sur le site Ecigarette-research). 
 
A l’évidence, le Dr Farsalinos commente nos travaux sans les avoir vraiment lus. Il écrit : « Le magazine français soutient que ses résultats indiquent que les e-cigarettes sont plus toxiques [que le tabac] ».

Nous n’avons jamais prétendu cela. Nous avons écrit que certaines e-cigarettes « peuvent » émettre des composés toxiques, ou encore, par exemple, que « dans trois cas sur dix, les teneurs en formaldéhyde relevées flirtent même avec celles observées dans certaines cigarettes conventionnelles ».

Son jugement, bien peu scientifique, porte donc non pas sur nos travaux, mais sur des déformations abusives de ceux-ci. Nous tenons à la disposition du Dr Farsalinos un exemplaire de notre magazine, à la rédaction.

     
 
 

 

Communication/Internet - 27 septembre 2013

La liste des annuaires du web à éviter

 

Au lieu de fournir le numéro habituel d’un professionnel, ces annuaires d’un nouveau genre indiquent un numéro surtaxé qui transfère l’appel à un tarif exorbitant. Malgré son interdiction depuis trois mois, cette pratique persiste.60 Millions publie la liste des sites à éviter.

Mise à jour du 8 octobre : La liste des annuaires à éviter (voir en bas de page) a été complétée à l’aide des informations que vous nous avez transmises. Parmi les sites ajoutés, celui du Parisien étudiant : avec RTL et 20 Minutes, c’est un autre grand média qui héberge lui aussi un annuaire ne respectant pas la réglementation. Même le groupe Solocal, propriétaire du site PagesJaunes, a succombé à la mode des annuaires surtaxés – certes pas sur son annuaire « historique », mais sur 123pages.fr, un site web édité par sa filiale autrichienne.

 

Faire payer aux internautes l’information qu’ils peuvent trouver gratuitement ailleurs : le procédé est vieux comme le Web. Mais il prend actuellement une ampleur inquiétante dans un nouveau secteur : celui des annuaires.

Les victimes ne perçoivent pas toujours le stratagème. Elles atterrissent sur ces annuaires d’un nouveau genre en cherchant les coordonnées d’un professionnel via un moteur de recherche. Ainsi sur Google, la requête « docteur Bernard à Rennes » renverra rapidement vers Allo-medecins.fr, Doctoralia.fr, ou encore Le-guide-sante.org : au lieu d’afficher le « vrai » numéro de téléphone du médecin, ces sites indiqueront un numéro surtaxé qui assure la mise en relation, au prix fort. Le tout à l’insu du Dr Bernard. Et c’est justement ce qui rend désormais la pratique irrégulière…

Risque de tromperie

Depuis 1er juillet 2013, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) interdit d’affecter un numéro surtaxé « à une personne physique ou morale […] sans avoir recueilli, préalablement et de manière explicite […] son consentement pour être jointe par un tel numéro » (voir la décision n° 2012-0856, page 39).

En effet, le régulateur, en charge de l’attribution des numéros surtaxés, s’inquiète d’une possible pénurie de numéros due à l’expansion de ces sites. Un comble… Ces annuaires ont tous recours aux plus onéreux des numéros surtaxés autorisés : les 0899, facturés 1,35 € par appel puis 0,34 € la minute.

Ces sites, qui ont en quelque sorte inventé l’annuaire payant, présentent des« risques de tromperie de l’internaute », pointe également l’Arcep. Seule une mention, pas toujours très visible ni très compréhensible, peut faire comprendre au consommateur que le numéro affiché n’est pas celui du professionnel, mais celui d’un service d’aiguillage… « Il paie pour quelque chose qui est un simple renvoi d’appel », décrypte un observateur.

RTL et 20 Minutes aussi ont succombé

Mais malgré l’interdiction, le business continue. Ces nouveaux annuairistes, dont certains ont opportunément domicilié leur société à l’étranger, n’ont pourtant pas été pris par surprise : l’Arcep avait publié sa décision un an avant son entrée en vigueur. Même le site du quotidien gratuit 20 Minutes et celui de la radio RTL hébergent aujourd’hui encore l’un de ces annuaires piégés.

Des sociétés se sont créées de toutes pièces autour de ce service : le groupe Allo-média revendique par exemple vingt-deux annuaires spécialisés regroupant 1,6 million de pages vues par mois. Il en existe encore des dizaines d’autres sur la Toile – soit des généralistes recensant l’ensemble des professionnels, soit des thématiques.

Médecins, fleuristes, garagistes et même parfois notaires ou établissements scolaires : peu de professions échappent à ce parasitisme.

Pas de modèle économique alternatif

Ces annuaires justifient la rémunération que leur apportent les appels surtaxés par le service ou le pseudo-service qu’ils offrent aux internautes : « organiser et trier » les numéros, offrir une sélection de « bonnes adresses » ou permettre de déposer son avis sur le professionnel en question.

Ils tentent d’offrir une façade de respectabilité à cette pratique, par l’intermédiaire de l’association professionnelle SVA+. « Nous cherchons à trouver un compromis intelligent avec le régulateur. Aujourd’hui, la problématique de ces services est qu’ils n’ont pas de modèle économique alternatif », indique-t-on chez SVA+. Mais pour l’instant, le régulateur ne fléchit pas, et c’est tant mieux.

Comme ils subsistent, 60 Millions de consommateurs publie la liste des principaux sites à éviter lorsque l’on cherche un numéro de téléphone. Elle figure ci-dessous. Les sites étant très nombreux, elle ne prétend pas être exhaustive. Signalez-nous ceux que nous aurions oubliés. La liste sera mise à jour.

  

 Annuaires généralistes (tous professionnels) 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 justacote.com   Netixio   Paris 
 20minutes-annuaire.fr   20 Minutes France   Paris 
 nomao.fr   Nomao   Haute-Garonne 
 annuaire-rtl.fr   RTL Net   Paris 
 numero-service.fr   inconnu   inconnu 
 123pages.fr   Yelster Digital gmbh   Autriche 
 societe.com *   Société SAS groupe Adverline   Paris 
 annuaire.com   Société SAS groupe Adverline   Paris 
 koifaire.com   Brainstorm World Group Ltd   Hong Kong 
 
 Annuaires d’artisans 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 allo-reparateurs.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 annuaire-plombiers.com   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 taxis-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 plombiers-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 serruriers-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 professionnels-depannage.fr   118 000 SAS   Paris 
 
 Annuaires de commerçants 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 allo-commercants.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-fleuriste.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-garagistes.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-soins-beaute.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-restaurateur.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 leshoraires.fr   LH Interactive   Ille-et-Vilaine 
 annuaire-fleuriste.com   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 annuaire-opticien.fr   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 i-restaurant.fr   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 fleuristes-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 garagistes-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 traiteurs-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 aurestaurant.com   Roldor Développement   Loire 
 professionnels-bien-etre.fr   118 000 SAS   Paris 
 revisersavoiture.com *   ReviserSaVoiture.com   Paris 
 dismoiou.fr   BaDTech   Paris 
 kebab-frites.com *   Weasy Agency   Pyrénées-Orientales 
 fr.sushi-maki.com   Weasy Agency   Pyrénées-Orientales 
 meilleurcoiffeur.com   Weasy Agency   Pyrénées-Orientales 
 creetic.fr   Creetic Ltd   Irlande 
 
 Annuaires de professions juridiques 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 annuaire-notaires.com   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 guidedesavocats.com   inconnu   inconnu 
 annuaire.actes-types.com   inconnu   inconnu 
 
 Annuaires de professions médicales 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 allo-medecins.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-dentiste.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-laboratoire-analyses.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 doctoralia.fr   Doctoralia Internet SL   Espagne 
 guidedesmedecins.fr   Comoclick Ltd   Israël 
 le-guide-sante.org *   E-Guide Ltd   Royaume-Uni 
 professionnels-sante.fr   118 000 SAS   Paris 
 allopmi.fr   Utopiaweb   Ille-et-Vilaine 
 
 Autres annuaires spécialisés 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 allo-education.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 annuaire-mutuelle.fr   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 architectes-interieur.org   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 assureurs-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 annuaire-des-architectes.fr   Pixele   Seine-Maritime 
 professionnels-assurance.fr   118 000 SAS   Paris 
 allocreche.fr   Utopiaweb   Ille-et-Vilaine 
 parisetudiant.com *   Le Parisien   Seine-Saint-Denis 
 
* L’annuaire litigieux est l’une des rubriques ou l’un des services de ce site, qui en comporte d’autres.
téléphone posé sur des billets de banque

Comment éviter le piège

Pour trouver le téléphone d’un professionnel sans risquer de tomber sur un numéro surtaxé, contentez-vous d’utiliser un annuaire traditionnel, par exemple Pagesjaunes.fr.

Communication/Internet - 27 septembre 2013

La liste des annuaires du web à éviter

 

Au lieu de fournir le numéro habituel d’un professionnel, ces annuaires d’un nouveau genre indiquent un numéro surtaxé qui transfère l’appel à un tarif exorbitant. Malgré son interdiction depuis trois mois, cette pratique persiste.60 Millions publie la liste des sites à éviter.

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Mise à jour du 8 octobre : La liste des annuaires à éviter (voir en bas de page) a été complétée à l’aide des informations que vous nous avez transmises. Parmi les sites ajoutés, celui du Parisien étudiant : avec RTL et 20 Minutes, c’est un autre grand média qui héberge lui aussi un annuaire ne respectant pas la réglementation. Même le groupe Solocal, propriétaire du site PagesJaunes, a succombé à la mode des annuaires surtaxés – certes pas sur son annuaire « historique », mais sur 123pages.fr, un site web édité par sa filiale autrichienne.

 

Faire payer aux internautes l’information qu’ils peuvent trouver gratuitement ailleurs : le procédé est vieux comme le Web. Mais il prend actuellement une ampleur inquiétante dans un nouveau secteur : celui des annuaires.

Les victimes ne perçoivent pas toujours le stratagème. Elles atterrissent sur ces annuaires d’un nouveau genre en cherchant les coordonnées d’un professionnel via un moteur de recherche. Ainsi sur Google, la requête « docteur Bernard à Rennes » renverra rapidement vers Allo-medecins.fr, Doctoralia.fr, ou encore Le-guide-sante.org : au lieu d’afficher le « vrai » numéro de téléphone du médecin, ces sites indiqueront un numéro surtaxé qui assure la mise en relation, au prix fort. Le tout à l’insu du Dr Bernard. Et c’est justement ce qui rend désormais la pratique irrégulière…

Risque de tromperie

Depuis 1er juillet 2013, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) interdit d’affecter un numéro surtaxé « à une personne physique ou morale […] sans avoir recueilli, préalablement et de manière explicite […] son consentement pour être jointe par un tel numéro » (voir la décision n° 2012-0856, page 39).

En effet, le régulateur, en charge de l’attribution des numéros surtaxés, s’inquiète d’une possible pénurie de numéros due à l’expansion de ces sites. Un comble… Ces annuaires ont tous recours aux plus onéreux des numéros surtaxés autorisés : les 0899, facturés 1,35 € par appel puis 0,34 € la minute.

Ces sites, qui ont en quelque sorte inventé l’annuaire payant, présentent des« risques de tromperie de l’internaute », pointe également l’Arcep. Seule une mention, pas toujours très visible ni très compréhensible, peut faire comprendre au consommateur que le numéro affiché n’est pas celui du professionnel, mais celui d’un service d’aiguillage… « Il paie pour quelque chose qui est un simple renvoi d’appel », décrypte un observateur.

RTL et 20 Minutes aussi ont succombé

Mais malgré l’interdiction, le business continue. Ces nouveaux annuairistes, dont certains ont opportunément domicilié leur société à l’étranger, n’ont pourtant pas été pris par surprise : l’Arcep avait publié sa décision un an avant son entrée en vigueur. Même le site du quotidien gratuit 20 Minutes et celui de la radio RTL hébergent aujourd’hui encore l’un de ces annuaires piégés.

Des sociétés se sont créées de toutes pièces autour de ce service : le groupe Allo-média revendique par exemple vingt-deux annuaires spécialisés regroupant 1,6 million de pages vues par mois. Il en existe encore des dizaines d’autres sur la Toile – soit des généralistes recensant l’ensemble des professionnels, soit des thématiques.

Médecins, fleuristes, garagistes et même parfois notaires ou établissements scolaires : peu de professions échappent à ce parasitisme.

Pas de modèle économique alternatif

Ces annuaires justifient la rémunération que leur apportent les appels surtaxés par le service ou le pseudo-service qu’ils offrent aux internautes : « organiser et trier » les numéros, offrir une sélection de « bonnes adresses » ou permettre de déposer son avis sur le professionnel en question.

Ils tentent d’offrir une façade de respectabilité à cette pratique, par l’intermédiaire de l’association professionnelle SVA+. « Nous cherchons à trouver un compromis intelligent avec le régulateur. Aujourd’hui, la problématique de ces services est qu’ils n’ont pas de modèle économique alternatif », indique-t-on chez SVA+. Mais pour l’instant, le régulateur ne fléchit pas, et c’est tant mieux.

Comme ils subsistent, 60 Millions de consommateurs publie la liste des principaux sites à éviter lorsque l’on cherche un numéro de téléphone. Elle figure ci-dessous. Les sites étant très nombreux, elle ne prétend pas être exhaustive. Signalez-nous ceux que nous aurions oubliés. La liste sera mise à jour.

 
 Benjamin Douriez
 

 

 

femme excédée au téléphone

Des particuliers sont dérangés plusieurs fois par semaine, parfois même après 20 heures ou le samedi… « Je ne sais plus que faire pour que cela cesse ! »

Energie - 15 juillet 2013

Le harcèlement téléphonique des faux partenaires d’EDF

« Je ne sais plus que faire pour que cessent les coups de téléphone répétés de la part de la plateforme Bleu Ciel EDF. Cela tient du harcèlement. » Pascale, mais aussi Françoise, Emmanuelle ou Jean-Paul nous ont tous contactés pour le même motif : un harcèlement téléphonique qui dure depuis deux, trois, voire six mois ou plus.

 

Des démarcheurs se revendiquant de la « plateforme Bleu Ciel EDF » font pression sur les consommateurs, les appelant plusieurs fois par semaine – y compris le soir et le week-end. Découvrez que faire si vous êtes concerné.

Tous ou presque sont dérangés plusieurs fois par semaine, parfois même après 20 heures ou le samedi. Au bout du fil, un démarcheur se présente comme« partenaire d’EDF », travaillant pour la « plateforme Bleu Ciel EDF », ou un intitulé avoisinant. Il vérifie qu’il s’adresse bien au propriétaire du logement. Puis il propose un rendez-vous pour faire des économies d’énergie, ou installer des panneaux photovoltaïques.

Vérifier le numéro d’affiliation à EDF

« EDF ne réalise pas de démarchage pour proposer des solutions Bleu Ciel », nous a répondu le fournisseur d’électricité. A priori, ce n’est donc pas lui qui appelle. L’entreprise a bien un réseau de cinq mille professionnels de la rénovation « partenaires Bleu Ciel EDF ». Mais ils utilisent peu le démarchage par téléphone, assure-t-elle.

On aurait donc souvent affaire à de faux partenaires. Comment les repérer ? Les vrais professionnels sont censés communiquer au client leur numéro d’affiliation au réseau Bleu Ciel. Il est ensuite possible de contacter un conseiller travaux habitat d’EDF (au numéro surtaxé 39 29) pour vérifier leur appartenance au réseau.

Faire jouer son droit d’opposition

Quant aux faux partenaires, EDF indique les traquer à partir des alertes des clients. Combien de signalements, depuis quand, avec quelles poursuites engagées ? EDF ne répond pas… Mais pour qu’elle puisse agir, l’entreprise souligne que le client doit recueillir le maximum d’informations sur la société qui l’appelle.

C’est ce que les personnes importunées doivent essayer de faire, en prenant exemple sur Jean-Paul. Ce dernier a multiplié les questions, réclamant le nom de la société, son adresse, les références de son partenariat et même son numéro Siren ou Siret (identifiant de l’entreprise ou de l’établissement). Il n’a rien obtenu, bien que le démarcheur soit tenu de s’identifier (dernier alinéa de l’article L. 121-18 du code de la consommation). Mais les appels ont cessé.

Tout consommateur doit pouvoir faire jouer son droit d’opposition à être prospecté. Il suffit, en principe, de le signaler à la personne qui appelle. Si les coups de fil persistent, il faut en savoir plus sur l’entreprise pour lui adresser un courrier et, éventuellement, saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui propose sur son site un outil de dépôt de plainte.

 

 

 

billets de banque et prise électrique

Energie - 09 juillet 2013

L’électricité grimpera de 5 % le 1er août

On savait que l’électricité augmenterait le 1er août, on sait désormais à quelle hauteur. Le gouvernement a tranché pour une hausse de 5 %. C’est ce que le nouveau ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Philippe Martin, a annoncé le 8 juillet lors d’une réunion avec les associations de consommateurs.

 

Moins forte que prévu, la hausse des tarifs réglementés n’en sera pas pour autant indolore. Il s’agit de l’augmentation la plus élevée depuis dix ans, et cette tendance inflationniste va continuer au cours des prochains mois. Seuls les petits consommateurs limiteront la casse.

Même scénario prévu l’an prochain… et l’an suivant

Le gouvernement n’a donc pas suivi l’avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui recommandait début juin une hausse bien plus importante encore : « L’évolution des tarifs à envisager à l’été 2013 pour couvrir les coûts estimés par la CRE se situe entre 9,6 % et 6,8 % [selon les paramètres comptables choisis] pour les tarifs bleus », ces tarifs réglementés destinés aux particuliers.

Les consommateurs ont échappé à un scénario encore plus noir. Certes. Mais cette hausse est tout de même la plus importante depuis dix ans, et l’évolution inflationniste des tarifs va se poursuivre. Les abonnés sont déjà prévenus : la même hausse de 5 % sera appliquée à l’été 2014, et une troisième du même ordre en 2015 « en fonction de l’évolution réellement observée des coûts ».

Une situation que dénonce l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), qui remet en cause la méthodologie utilisée par la CRE pour fixer le taux de la hausse. « Le calcul de coût repose en partie sur des données d’EDF qui ne sont pas vérifiables ni très objectivables, estime l’association. La CRE doit pouvoir faire appel à des expertises indépendantes qui certifient les données transmises par EDF pour ces analyses économiques. » La CLCV considère que le gouvernement ne doit pas prendre les études de la CRE « comme un calcul mécanique et incontestable, mais comme une base d’analyse sérieuse pouvant faire débat. »

D’autres augmentations pourraient s’y ajouter

Quoi qu’il en soit, ces 5 % se limitent à la part « consommation » de la facture et ne concernent ni l’acheminement de l’électricité, ni les taxes. Or, ces deux éléments vont eux aussi grimper. La contribution au service public de l’électricité (CSPE) va ainsi augmenter de 3 € par mégawattheure le 1er janvier 2014, puis de nouveau le 1er janvier 2015.

Enfin, plane toujours le risque que le Conseil d’État annule l’arrêté de juillet 2012 qui avait limité la hausse de l’électricité à 2 %. Dans ce cas, le gouvernement serait contraint de prendre un arrêté rectificatif avec une nouvelle hausse à la clé en guise de rattrapage, à l’instar de ce qui s’est passé récemment pour le gaz (lire notre articledu 21 janvier 2013).

Un petit effort pour les (tout) petits consommateurs

Seule bonne nouvelle parmi les annonces gouvernementales : les abonnements pour les tout petits consommateurs résidentiels (disposant d’une puissance de 3 kVA) vont diminuer d’environ 16 € par an.

Enfin, les pouvoirs publics souhaitent inciter les particuliers à passer à la double tarification « heures pleines-heures creuses » en diminuant également le poids de l’abonnement. Les usagers disposant d’une puissance de 6 kVA verront ce dernier baisser d’environ 7,50 € par an. Un petit effort pour attirer les consommateurs vers cette option souvent plus coûteuse que rentable (lire notre article du 3 septembre 2010)…

 

 

Pourquoi les internautes préfèrent Free

 

Communication/Internet - 27 septembre 2012

La vérité sur le débit des connexions Internet

 

Pour la première fois, 60 Millions publie le bilan des quelque 1,7 million de mesures effectuées à l’aide de son testeur de connexion. Il révèle qu’un quart des internautes plafonne à 2 Mbit/s, et que les embouteillages sur les lignes sont réels aux heures de pointe…

« Jusqu’à 20 méga »« Jusqu’à 25 méga »« Jusqu’à 100 méga »… Pour appâter l’abonné, les opérateurs ne lésinent pas sur les promesses de débit. Assis devant son ordinateur, dans son salon, l’internaute n’est pas dupe. Il sait bien qu’il n’atteindra jamais ces valeurs. Mais se doute-t-il de l’ampleur du fossé qui sépare les promesses de la réalité ?

Il est immense. Les chiffres exclusifs que publie  60 Millions de consommateurs l’attestent. En moyenne, l’internaute surfe à un peu plus de 5,6 mégabits par seconde (Mbit/s), bien loin des annonces publicitaires.

Il s’agit de la réalité des débits vue, justement, par l’internaute depuis son salon, et mesurée par le testeur de connexion de 60millions-mag.com, disponible gratuitement. Cet outil, mis en place en collaboration avec la société Directique, enregistre de façon indifférenciée les performances des accès ADSL et fibre optique.

Les quelque 1,7 million de mesures réalisées par les internautes entre janvier 2011 et mai 2012 permettent de dresser le bilan de santé des connexions en France. Et de mettre au jour nombre d’inégalités et de disparités…

1. Les inégalités selon les foyers : ça rame dans un quart des foyers

 

 Annuaires généralistes (tous professionnels) 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 justacote.com   Netixio   Paris 
 20minutes-annuaire.fr   20 Minutes France   Paris 
 nomao.fr   Nomao   Haute-Garonne 
 annuaire-rtl.fr   RTL Net   Paris 
 numero-service.fr   inconnu   inconnu 
 123pages.fr   Yelster Digital gmbh   Autriche 
 societe.com *   Société SAS groupe Adverline   Paris 
 annuaire.com   Société SAS groupe Adverline   Paris 
 koifaire.com   Brainstorm World Group Ltd   Hong Kong 
 
 Annuaires d’artisans 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 allo-reparateurs.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 annuaire-plombiers.com   Sud Tourisme Diffusion (STD)   Hérault 
 taxis-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 plombiers-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 serruriers-tel.com   FBTech   Pyrénées-Orientales 
 professionnels-depannage.fr   118 000 SAS   Paris 
 
 Annuaires de commerçants 
 
 Nom du site   Éditeur   Lieu du siège social 
 allo-commercants.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-fleuriste.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-garagistes.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-soins-beaute.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 allo-restaurateur.fr   Allo Média   Val-d’Oise 
 leshoraires.fr   LH Interactive   Ille-et-Vilaine 

 

Les internautes qui ont utilisé notre testeur surfent donc en moyenne à 5,6 Mbit/s. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Près d’un quart d’entre eux (24,6 % très exactement) sont sous la barre des 2 Mbit/s. Peut-on vraiment parler de « haut débit » à ce niveau ? À l’autre bout de l’échelle des débits, moins d’un internaute sur sept (13,6 %) surfe avec un débit à deux chiffres.

2. Les inégalités par taille de ville : plus la ville est grande, plus le débit est élevé

 

 

Ce n’est pas une surprise : l'internaute des villes est mieux loti que celui des champs. Les habitants de Paris, Lyon, Marseille et autres grandes métropoles surfent en moyenne 15 % plus vite que ceux des villes moyennes, et 23 % que ceux des petites villes.

Le débit mesuré pour les abonnés Numericable est deux fois plus élevé que pour ceux des autres opérateurs. C’est logique : une partie d’entre eux sont desservis en fibre optique. Mais le réseau de Numericable n’est accessible qu'à un tiers des Français environ.

Dans les grandes métropoles, les abonnés Orange qui ont utilisé notre testeur ont un débit plus faible que ceux de SFR. Mais dans les villes plus petites, les deux opérateurs font jeu égal.

3. Les variations selon l’heure de la journée : heureux les noctambules…

 

 

Le débit moyen dépasse les 6 000 kbit/s entre minuit et 5 heures du matin, avec un pic à 6 730 kbit/s à 2 heures du matin. Jusqu’à 15 heures, il parvient à se maintenir à un niveau correct (5 700 kbit/s environ). La baisse s’accélère à partir de 17 heures, pour atteindre un point bas entre 21 heures et 22 heures (5 242 kbit/s).

En clair, le débit faiblit à partir du moment où les Français, rentrant de l'école, de l'usine ou du bureau, se ruent sur leur ordinateur. Les autoroutes de l’information aussi ont leurs embouteillages… Entre 21 heures et 22 heures, le débit est 8 % plus faible que la moyenne journalière et 18 % que le débit maximum, atteint la nuit.

Ces écarts sont variables selon l’opérateur. Orange propose le réseau le plus stable : à 21 heures, son débit est inférieur de seulement 9 % au débit nocturne. Chez Numericable, cet écart atteint 28 %. Mais la dégringolade n’est pas si grave pour ses abonnés, le débit moyen étant plus élevé chez cet opérateur. Chez Free et SFR, le débit à 21 heures est inférieur respectivement de 14 et 20 % au débit nocturne.

4. Les variations selon le jour : quel est le jour le plus lent ?

 

 

Le jour où l’on surfe le plus rapidement est, selon l'opérateur, le jeudi ou le vendredi. Le jour le plus lent est le dimanche, jour où les internautes sont les plus nombreux à être chez eux. Encore un effet d’embouteillage sur les lignes…

Toutefois, les variations de débit observées entre les différents jours de la semaine sont moins importantes que celles observées au cours d’une même journée. Ainsi, le dimanche offre un débit inférieur de 7 % seulement au vendredi : 5 456 kbit/s contre 5 778 kbit/s.

 

 

Comment éviter le piège

Pour éviter les factures exorbitantes des services de renseignements, refusez la mise en relation, si elle vous est proposée. Raccrochez et composez vous-même le numéro demandé. Autre solution : ne pas appeler les 118, et chercher ses numéros par d’autres moyens (sites Internet, applis…).

Communication/Internet - 06 juin 2013

118 et 218 font un braquage

Les deux moustachus du 118 218 ne sont pas si sympathiques qu’ils en ont l’air... C’est, à n’en pas douter, l’avis d’Aurélie depuis qu’elle a reçu sa dernière facture de téléphone portable : pour un seul appel au plus connu des services de renseignements, elle se voit facturer la somme de 13,60 € !

 

Les appels aux services de renseignements téléphoniques peuvent désormais conduire à des factures exorbitantes, pouvant dépasser 50 €. En cause : le service de mise en relation. Le 118 218, leader du secteur, n’est pas le seul concerné. C’est tout le marché qui fonctionne de façon viciée…

« Etrange… Dans mon souvenir, l’appel avait été rapide », s’est d’abord dit Aurélie, avant de se souvenir qu’elle avait demandé à être basculée automatiquement vers le numéro demandé. « C’est donc toute la conversation qui a suivi, soit plus de 8 minutes, qui est passée sur le compte du 118 218. »

1,50 € la minute, des tarifs délirants

Piège redoutable, le maintien de la surtaxe après la mise en relation est appliqué par la quasi totalité des services de renseignements depuis leur création en 2005 – une pratique dénoncée par 60 Millions à l’époque.

Cette surfacturation sort aujourd’hui de la discrétion en raison de l’explosion des tarifs du renseignement. Le 118 218 a doublé le montant de la partie variable de ses tarifs début 2012, avant de l’augmenter à nouveau de 50 % début 2013. 
Il faut dire que les services de renseignements ne se portent pas bien. Ils sont confrontés à une baisse constante du nombre d’appels reçus : 56 millions en 2012, contre plus de 100 millions en 2009 et plus de 200 millions en 2005. Un déclin que les hausses de tarifs ne risquent pas de ralentir…

Désormais, depuis un téléphone portable, le prix de la minute d’appel au 118 218, y compris après la mise en relation, atteint 1,49 € la minute – un montant délirant à l’époque des forfaits illimités. Plusieurs concurrents, et non des moindres, viennent de s’aligner sur ces tarifs : le 118 000 depuis quelques semaines, et le 118 008 (groupe Pagesjaunes) depuis quelques jours.

La loi rate son objectif

Voilà pourquoi les témoignages comme celui d’Aurélie commencent à se multiplier. Un lecteur de 60 Millions a ainsi dû payer 65 € pour un appel de 46 minutes (deux minutes avec un service de renseignements et 44 minutes avec son correspondant, après la mise en relation).

La loi qui cherchait à alerter les utilisateurs sur ce piège a été mal conçue. Elle impose une information tarifaire systématique uniquement si la mise en relation elle-même (l’opération de basculement vers le numéro demandé) est facturée (article L.121-84-11 du code de la consommation). Rien n’est exigé si le tarif surtaxé, facturé dès le départ, continue à s’appliquer après…

Ce principe de facturation, largement ignoré des utilisateurs, constitue pourtant l’une des bases du modèle économique des services de renseignements.

Le consommateur n’est pas aidé non plus par le site appel118.fr, un site officiel d’information destiné à rendre moins opaques les tarifs des 118. Mis en place en 2006 par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (Arcep), il affiche, au jour de la publication de cet article, des tarifs obsolètes de plusieurs mois.

La rumeur devient vraie

Ironie de l’histoire, le 118 218 a longtemps été l’objet d’un hoax, une rumeur circulant par Internet. Le message prétendait que les tarifs du service conduisaient à une facturation de 90 € pour 20 minutes d’appel. Fin 2005, un incident de facturation avait bien eu lieu ; mais pour le reste, le message était sans fondement. Seulement aujourd’hui, la réalité des tarifs du 118 218 est en passe de rattraper la rumeur…

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