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AyaDoK

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Trouble Bipolaire

Trouble Bipolaire
Trouble Bipolaire

Trouble bipolaire

 
 

Le trouble bipolaire, ou trouble maniaco-dépressif1, est un diagnostic psychiatrique décrivant une catégorie de troubles de l’humeur définie par la fluctuation anormale de l’humeur, oscillant entre des périodes d'élévation de l'humeur ou d'irritabilité (manie ou dans sa forme moins sévère d'hypomanie), des périodes dedépression et des périodes d'humeur normale (euthymie).

La cause n'est pas clairement déterminée. Elle associe à la fois des facteurs de vulnérabilité génétique et des facteurs environnementaux1. Le traitement des troubles bipolaires repose sur une aide psychologique adaptée au patient et des médicaments psychotropes etantipsychotiques1.

La prévalence des troubles bipolaires est estimée à environ 1 à 2 % de la population, en Europe, Asie et Amérique.

 

 

Terminologie et définition[modifier | modifier le code]

Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur qui se définit par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation et de dépression. Le terme « bipolaire » évoque ainsi ces deux pôles, entre lesquels l’humeur oscille.

Jusqu’en 1980, le trouble bipolaire était dénommé psychose maniaco-dépressive1 (PMD) ou maladie maniaco-dépressive (MMD). L'emploi du concept de « bipolarité » est issu de la reformulation, officialisée par le DSM-III en 1980, d'un grand nombre de termes descriptifs de troubles mentaux2. Contrairement à des psychiatres et psychologues de la filière psychodynamique3 le DSM-III a exclu tous les termes de provenance psychanalytique, comme le terme de "psychose" qui a une acception variable selon l'école de pensée 4. Ce seul changement de terme a fait l'objet d'une controverse dans le monde médical2.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Il est nécessaire d'éliminer d'autres troubles, notamment parce que des symptômes dus à un dérèglement de la thyroïde pourraient être attribués par erreur à un trouble bipolaire. Les individus atteints de trouble bipolaire montrent des symptômes qui peuvent aussi être confondus avec ceux de la schizophrénie5, de ladépression ou du trouble de la personnalité borderline, entre autres.

Signes et symptômes[modifier | modifier le code]

Lorsque les fluctuations d’humeur dépassent en intensité ou en durée celles de l’humeur normale et qu’elles entraînent des altérations du fonctionnement ou une souffrance, on parle de troubles de l’humeur. Le trouble bipolaire est un trouble mental qui touche la régulation et l’équilibre de l’humeur. Les individus qui en souffrent sont sujets à des fluctuations d’humeur excessives, voire extrêmes, sans qu’il y ait forcément un événement extérieur déclenchant.

Les individus bipolaires connaissent des périodes où leur humeur est excessivement « haute » : il est question d’hypomanie (« hypo- » signifie « moins que » ou « sous ») si l’élévation de l’humeur est relativement modérée et d’un étatmaniaque si elle est très importante6. De plus, les individus présentant un trouble bipolaire peuvent également connaître des périodes durant lesquelles leur humeur est particulièrement basse - il est alors question d’état dépressif modéré ou sévère. Tous les individus bipolaires ne présentent pas de période dépressive, mais c’est surtout dans leur histoire la présence d’une période où l’humeur est anormalement haute qui doit faire évoquer le diagnostic de trouble bipolaire. En fait, les périodes d’humeur haute et d’humeur basse alternent le plus souvent, entrecoupées de périodes d’humeur normale. Le terme « bipolaire » renvoie à la manie et à la dépression, qui sont les deux extrêmes (pôles) entre lesquels l’humeur oscille. L’oscillation spectaculaire de l’humeur est parfois appelée épisode ou accèsthymique. La fréquence, l’intensité et la durée des épisodes thymiques varient d’un individu à un autre. En l’absence de traitement ou de soins appropriés, la fréquence des oscillations et la gravité de cette maladie chronique peuvent augmenter.

Le trouble bipolaire peut se caractériser par une phase maniaque sans présence de phase dépressive. Les individus souffrant de trouble bipolaire peuvent également faire l'expérience d'épisodes mixtes durant lesquels les symptômes de manie ou d'hypomanie tels que l'excitation par exemple et les symptômes de dépression tels que la tristesse sont ressentis en même temps. Ces événements sont souvent entrecoupés par des périodes de stabilité de durée variable. Un état maniaque très intense peut s'accompagner de délires et d'hallucinations.

Épisodes dépressifs[modifier | modifier le code]

Les signes et symptômes de cette phase dépressive du trouble bipolaire comprennent des sentiments persistants de tristesse, d'anxiété, de culpabilité, decolère, d'isolement ou de désespoir ; des troubles du sommeil et de l'appétit ; de la fatigue et des pertes d'intérêts dans les activités ; problèmes de concentration ; solitude, haine envers soi, apathie ou indifférence ; dépersonnalisation ; timidité ouanxiété ; agressivité, souffrance chronique (avec ou sans cause apparente) ; manque de motivation ; et idées suicidaires morbides7. Dans de sévères cas, l'individu peut présenter un délire ou, moins communément, hallucinations 8. Un épisode dépressif majeur peut persévérer au-delà de six mois s'il reste non traité9.

Épisodes maniaques[modifier | modifier le code]

La manie est caractérisée par un état dans lequel l'individu présente une humeur élevée ou irritable qui peut être euphorique et qui dure au moins une semaine (moins si une hospitalisation est requise)10. Des délires, comme chez les individusschizophrènes, sont diagnostiqués et peuvent être de différents types (par exemple sur le thème du complot ou sur un thème mystique, le délire de grandeur est cependant plus fréquent). En phase de manie, l'individu peut faire des gestes dangereux pour lui et pour les autres . C'est alors un cas d’urgence psychiatrique. L'individu doit être hospitalisé.

Épisodes hypomaniaques[modifier | modifier le code]

Lors d’une phase d’hypomanie, les idées s’accélèrent, l'individu ne ressent plus lafatigue ni l’envie de dormir, celui-ci a tendance à être euphorique, à avoir davantage d’idées, fait des projets, parfois très ambitieux voire irréalistes. Ces phases peuvent varier entre plusieurs heures, et quelques jours consécutifs. Dans certains cas, le sujet peut avoir des pensées mégalomaniaques, et unedésinhibition sociale et parfois sexuelle.

Symptômes associés[modifier | modifier le code]

Un des aspects dramatiques de ce trouble mental est que, lors de la phasemaniaque, l'individu peut se discréditer gravement sur le plan social et professionnel. Une fois la phase de manie passée, lorsqu'il se rend compte de la manière dont il agit, l'individu est souvent accablé ; cela s'ajoute à son sentiment dedépression. Cependant, les troubles peuvent se manifester par de graves troubles du jugement, ainsi altéré ; des biais cognitifs, ou « artefacts cognitifs », peuvent se faire jour, notamment un sentiment de persécution associé à un sentiment de toute-puissance. Dans ces moments, il est important que l'individu atteint de trouble bipolaire ne reste pas seul. Le désespoir peut être intense, le risque de suicide est très fort11, l'individu se dévalorise et se juge nul, inutile, éprouve un immense sentiment de honte.

Certains patients atteints de trouble bipolaire peuvent éprouver des problèmes moteurs pendant leurs épisodes. Ces problèmes touchent jusqu’à 25 % des patients déprimés et jusqu’à 28 % des patients qui traversent un épisode mixte ou maniaque.[réf. souhaitée] Ces problèmes moteurs sont appelés « symptômes catatoniques ». Ces symptômes varient et peuvent comprendre une agitation extrême, ou au contraire, un ralentissement des mouvements. Parfois, le patient fait des mouvements ou adopte des postures inusités. Il est soit impossible à ralentir, soit impassible au point de refuser d’ouvrir la bouche pour manger, boire ou parler. Sa santé physique est alors gravement menacée. Dans la plupart des cas, un traitement permet d’éliminer les symptômes catatoniques.

Le trouble bipolaire est le trouble psychiatrique avec le plus haut risque de suicide à long terme - de l’ordre de 15 % sur la vie entière, soit trente à soixante fois plus que la population générale12. Ce risque fait avant tout suite à la présence d’épisodesdépressifs mixtes ou à la fréquence élevée de comorbidité, comme les troubles anxieux ou l'alcoolodépendance13.

Troubles unipolaires[modifier | modifier le code]

L'abandon du terme psychose maniaco-dépressive au profit de l'expressiontroubles bipolaires, a fait distinguer deux sortes de dépressions: les dépressions bipolaires dans lesquelles les phases dépressives alternent avec des phases demanie, et les dépressions unipolaires qui ne comportent qu'une succession de phases dépressives14; ces deux types de dépressions ne peuvent pas être différenciés par le symptômes qui sont identiques; toutefois, on observe que les dépressions bipolaires peuvent commencer beaucoup plus jeune (12-15 ans) et ne réagissent pas aux antidépresseurs, tandis que les dépressions majeures commencent plus tard (18-30 ans) et ne réagissent pas ou peu aux thymorégulateurs. Il existe des dépressions unipolaires qui ne réagissent pas aux antidépresseurs mais aux thymorégulateurs, on considère qu'il s'agit de psychoses maniaco-dépressives atypiques, on parle alors de dépressions pseudo-unipolaires.

On parle aussi de manies unipolaires pour les manies qui ne sont pas associées à des phases dépressives.

Les différences qui existent entre une dépression unipolaire et bipolaire peuvent être regroupées dans le tableau classé à droite de la section15.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Le trouble bipolaire peut s’exprimer différemment et ne pas être reconnu d’emblée. Cette situation est malheureusement la plus fréquente. Certaines donnéesépidémiologiques illustrent cette réalité : de 3 à 8 ans d’évolution avant que le diagnostic n’ait été posé correctement et qu’un traitement spécifique n’ait été mis en place, intervention de 4 à 5 médecins différents16. La recherche de périodes d’exaltation est un bon moyen pour établir le diagnostic ; mais il n’est pas toujours évident pour le patient de comprendre que les périodes où il se sentait particulièrement bien ont la même origine que les périodes où il se sentait mal. Devant la fréquence des troubles bipolaires et l’importance de l’enjeu pronostique, la recherche de signes de bipolarité devrait être systématique devant tout épisode dépressif. Elle devrait répondre à une codification afin de faciliter la démarche diagnostique.

La prise en compte des antécédents familiaux ne se limite pas simplement à rechercher des troubles de l’humeur chez les ascendants et collatéraux. L’existence ou non d’une alcoolo-dépendance, de troubles du comportement, d’une originalité, de suicides ou de tentatives de suicides, de troubles anxieux, detroubles des conduites alimentaires, de troubles obsessionnels doivent être recherchés[réf. nécessaire]. Parmi les antécédents personnels, les manifestations pouvant témoigner d’un trouble de l’humeur pourront orienter le diagnostic vers un trouble bipolaire : période d’euphorie et d’excitation, de dépenses excessives, comportements originaux, problèmes avec la justice, alcoolo-dépendance, conduite à risque ou excessive, crises de violence ou d’agressivité, la notion d’une cassure par rapport à l’état antérieur, d’un changement, d’une modification du caractère, la notion d’un virage de l’humeur lors d’une prescription préalable d’antidépresseurs…

Un âge précoce de début des symptômes, au moment de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, est aussi un indice à prendre en compte: le trouble unipolaire (dépression) ayant toutefois un début plus tardif. Chez la femme, des troubles de l’humeur survenant dans les suites de l’accouchement et avant le retour de couches seront très en faveur d’un diagnostic de bipolarité. Un tempérament de base de type hyperthymique caractérisé par une hyperactivité, une hypersyntonie, des projets multiples, une sociabilité excessive peuvent orienter vers ce diagnostic. D’autres traits de personnalité sont fréquemment retrouvés chez les patients bipolaires : hypersensibilité, dépendance affective, recherche de sensations fortes… Certaines études ont de même souligné une corrélation entre trouble bipolaire et créativité, bien que cette relation reste incertaine et peu expliquée17,18,19.

La symptomatologie dépressive évoquant une bipolarité peut présenter une ou plusieurs particularités : symptômes psychotiques, altération du rythme circadienavec inhibition psychomotrice majeure le matin et atténuation en fin de journée, symptômes de dépression atypique : hypersomniehyperphagie, inhibition psychomotrice pouvant aller jusqu’à un blocage de la pensée, labilité de l’humeur. Il est également recommandé de réaliser un entretien avec un membre de la famille et d’inciter le patient à faire des auto-évaluations (life chart…)20. D’autres symptômes n’ont pas de spécificité propre mais sont fréquemment observés :irritabilitéagressivité, réaction de colèresensibilité excessive, émoussementaffectif pouvant aller jusqu’à une incapacité à pleurer et ou à exprimer des affects négatifs.

Classifications[modifier | modifier le code]

Les classifications officielles du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et de la Classification internationale des maladies (CIM 10) distinguent trois types de trouble bipolaire6,21 :

  • Trouble bipolaire de type I : caractérisé par un ou plusieurs épisodes maniaques ou mixtes et des épisodes dépressifs d’intensité variable (le diagnostic peut être posé même en l’absence de trouble dépressif). Une cause organique, iatrogénique ou toxique ne permet pas de retenir ce diagnostic ;
  • Trouble bipolaire de type II : défini par l’existence d’un ou plusieurs épisodes hypomaniaques et un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs ;
  • Cyclothymie : qui débute souvent à l’adolescence, de nombreuses périodes dépressives modérées ou d’hypomanie, de quelques jours à quelques semaines, sont diagnostiquées. Isolé par Kahlbaum, en 1882, le trouble cyclothymique constitue une forme atténuée de trouble bipolaire.

Klerman, en 1981, distingue six catégories de troubles bipolaires : les bipolaires I etII, tels qu’ils sont définis classiquement, les bipolaires III chez lesquels les étatsmaniaques ou hypomaniaques ont été induits par des traitements médicamenteux, les bipolaires IV qui correspondent au trouble cyclothymique, les bipolaires V qui présentent des antécédents familiaux de troubles bipolaires et les bipolaires VI qui se caractérisent par des récurrences maniaques. Vingt ans après, Akiskal et Pinto individualisent huit formes différentes[réf. nécessaire].

Il est à signaler que certains[Qui ?] spécialistes expriment que les différentes sortes de troubles bipolaires ne forment qu’une seule maladie maniaco-dépressive, d’autant plus que le patient peut « changer » de forme de trouble bipolaire. Le spectre des troubles bipolaires s’est récemment élargi en intégrant les tempéraments cyclothymiques et hyperthymiques, les troubles saisonniers et les formes évolutives brèves. Les différentes catégories de troubles qui appartiennent au spectre bipolaire ne justifient pas les mêmes mesures thérapeutiques et ne présentent pas les mêmes critères de gravité. La cinquième version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-V) devrait inclure les bipolaires I et II, tels qu’ils sont définis actuellement, les BP II 1/2 qui seraient représentés par les troubles cyclothymiques, les bipolaires III qui intégreraient les états maniaques ou hypomaniaques induits par des traitements et les bipolaires IVqui correspondraient aux hyperthymies22. Ces dernières classifications montrent bien la tendance à l’extension du concept de troubles bipolaires, qui regroupe sous le terme de spectre bipolaire différentes entités : troubles, personnalités et tempéraments.

Diagnostic différentiel[modifier | modifier le code]

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Populations spécifiques[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

 
Le carbonate de lithium est le seul traitement approuvé contre le trouble bipolaire chez l'enfant.

Emil Kraepelin note, dans les années 1920, que les épisodes de manie sont rares avant la puberté23. D'une manière générale, le trouble bipolaire chez l'enfant n'a pas été reconnu durant la première moitié du xxe siècle. Les chances de reconnaître ce trouble chez l'enfant ont diminué tandis que le critère du DSM s'installe durant la fin du xxe siècle23,24. Lorsque l'âge adulte est atteint, le trouble bipolaire se caractérise par des épisodes cachés de dépression et de manie sans symptomatologie précise, chez les enfants et adolescents des changements rapides d'humeur ou des symptômes chroniques sont normaux25. Le trouble bipolaire pédiatrique se développe habituellement, à la place de la manieeuphorique, par des excès de colère, d'irritabilité et de psychose, ce qui est moins commun chez les adultes23,25.

Le trouble bipolaire chez l'enfant et le préadolescent est le plus souvent de type cyclothymique26.

Le diagnostic du trouble bipolaire chez l'enfant (en) est controversé25. Cependant, le fait que les symptômes typiques aient des conséquences négatives chez les mineurs qui en souffrent n'est pas actuellement en débat23. Le débat principal se centre sur les différents symptômes du trouble bipolaire diagnostiqué chez l'enfant et du trouble bipolaire diagnostiqué chez l'adulte23, ainsi que sur la question concernant le critère diagnostique — si celui de l'adulte peut être appliqué chez l'enfant25. Selon le diagnostic chez l'enfant, certains experts recommandent de suivre les critères du DSM25. D'autres pensent que ces critères ne séparent pas correctement le trouble bipolaire de l'enfant des autres troubles comme le trouble du déficit de l'attention25. D'autres encore expliquent que ce qui différencie le trouble bipolaire chez l'enfant est l'irritabilité25. L'AACAP encourage la première stratégie

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