Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
AyaDoK

AyaDoK

✿♥´`*·.ღ Au Top des Tendances ✿♥´`*·.ღ T'chat - TV - Radio - Lecture - Cashback - Infos - Visio - Sorties - Bd - Musiques

Le retour des potagers à Bégles

Le retour des potagers à Bégles

La Ville a été primée pour la réintroduction des anciens potagers ouvriers sur des parcelles inemployées. Il en existe une quarantaine et ce n’est pas fini.

 

90 % DE BIO EN 2020

La ville de Bègles a signé avec l’Association interprofessionnelle bio régionale Arbio une charte d’engagement vers une alimentation bio locale et de qualité.

Dans ce cadre-là, la cuisine centrale de la ville, qui prépare chaque jour 2 200 repas distribués dans 23 structures municipales, s’est engagée à atteindre 50 % d’approvisionnement en produit bio issus du Sud-Ouest en 2017, et 90 % en 2020. Aujourd’hui, le pourcentage de bio servi à la cuisine centrale est de 22,5 %.

L'image est surprenante : au milieu d'une cité, là où l'on s'attend, d'ordinaire, à trouver bitume et voitures, abonde un jardin nourricier et fleuri. C'est le potager de la cité Maurice-Thorez, créé en 2012 sur 320 m². Partout, dans la commune, on trouve d'autres parcelles publiques devenues - ou redevenues - des jardins d'abondance. C'est vrai à Langevin, Libération, Capelle, Moulin d'Ars, Rimbaud, Monmousseau, Buisson, Cassan. Ainsi vit à Bègles une « agriculture urbaine partagée et nourricière » (c'est l'intitulé exact) qui vient de valoir à la Ville le titre de « capitale régionale de la biodiversité 2014 ».

L'élue à l'environnement et au développement durable Fabienne Cabrera, et le maire Noël Mamère (1), recevront la récompense à Paris le 24 novembre via l'association organisatrice du concours. En fait, davantage que le principe des jardins familiaux, très répandus, Bègles a été récompensée pour « la mise en place d'un réseau de mini-jardins partagés dans les délaissés de voiries et les dents creuses du milieu urbain ». L'évaluation des candidatures a été faite par un comité composé de chercheurs, de naturalistes, d'urbanistes, de praticiens et de spécialistes de la nature en ville, sur dossier et après des visites de terrain.

Un patrimoine reconstitué

En 1941, Bègles comptait 21 000 m² de jardins ouvriers que les entreprises, alors nombreuses, mettaient à la disposition de leurs salariés. Les industries ont disparu, les ouvriers avec elles, et le béton, celui des cités et des pavillons, a poussé sur les jardins, ici comme ailleurs.

Depuis 1989, les municipalités successives conduites par le maire écologiste Noël Mamère ont œuvré pour ramener la nature en ville, et notamment cette nature domestique, qui autrefois était un précieux complément de la table familiale.

« Le foncier est rare, souligne Fabienne Cabrera, mais il existe des petites parcelles, des délaissés qui appartiennent à la Ville un peu partout sur le territoire ; il n'y a donc pas à investir dans du foncier pour ces potagers ».

Les unes après les autres - le travail n'est pas fini - ces parcelles ont été aménagées d'une cabane, d'un point d'eau, d'une clôture surtout symbolique. Il en existe aujourd'hui 46. La plupart sont mises à la disposition, pour une durée d'un an, des habitants-candidats retenus notamment sur des critères sociaux, et bien sûr dépourvus de jardin personnel. La somme demandée est modique, 35 euros pour l'année.

Mais il existe aussi le cas particulier de la cité Maurice-Thorez où le potager est ouvert sur la cité, cultivé par des personnes qui bénéficient d'un accompagnement du centre social l'Estey.

« Il n'y a pas de barrière et pourtant les dégradations y sont très rares. Ce potager fait désormais partie du quartier, on y voit les voisins travailler, les habitants sont invités à partager des soupes et repas, c'est une vraie réussite » s'enthousiasme l'élue à l'environnement. Si l'on y privilégie la mixité sociale, on accorde aussi une attention particulière à la mixité ethnique de ceux qui cultivent ce jardin très ouvert, dans tous les sens du terme. Et si de temps à autre un chou ou quelques tomates viennent à « disparaître », c'est un peu le principe du lieu dès lors qu'il n'y a pas abus.

Un autre cas mérite commentaire, celui d'un propriétaire du terrain, Francis Cassan, issu d'une famille de maraîchers, qui a mis gratuitement à disposition de la Ville 580 m² de terrain, soit 7 parcelles de potagers urbains.

Au nombre des atouts de ces potagers dans la ville, il y a le retour des abeilles, dont on sait combien la vie urbaine est difficile. Du coup, les apiculteurs sont invités à installer des ruches.

(1) Le maire Noël Mamère est par ailleurs chargé à la CUB, en qualité de vice-président, de la mise ne place du programme « 55 000 hectares de nature ». Parlementaire, il travaille sur la mesure et la lutte du réchauffement climatique.

Source Sud-Ouest

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Bèglaise 08/11/2014 13:40

J'adore ton article, c'est pas chère d'avoir un jardin 35€, mais c'est surtout le rêve. Je vais aller voir le centre social l'Estey pour en avoir un. Merci AyaDoK